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La Ligne du Devoir

Une dame en or, Nathalie Nkoulou Des perles sur du 24 carats

Nathalie Nkoulou

Tout ce qui brille est or

“Mon but ici n’est pas lucratif. Je suis une artisane pas une commerçante. Et pire encore, je suis une artiste et une autodidacte dans tout ce que je fais. C’est de ma passion qu’est né mon travail et pas l’inverse. À la base j’aime ce qui est Beau. C’est à dire ce qui est noble, pur et simple. Il n y a que des mains qui puissent transmettre une âme aux objets, avec leurs parfaites imperfections. Aucune machine ne peut le faire.
L’artisanat demande beaucoup de temps, beaucoup de patience, beaucoup de passion et surtout beaucoup d’amour.
Bien sûr que je gagnerai plus de temps et d’argent en faisant par exemple toutes les coutures à la machine, mais je ne trouve pas ça Beau. J’aime faire les trous de couture un par un et j’aime tout le temps que je prends pour le faire et j’aime beaucoup l’étonnement de certains quand ils découvrent que je fais tout à la main. J’ai envie de perpétrer un savoir-faire artisanal. Laissons les machines et touchons les matières. Le travail est difficile mais soyons-en fiers ».

Chez MbiOulou, tout ce qui brille est or ; les bracelets de perles sont tissées à la main, sans métier à tisser. Au fil et à l’aiguille, les perles sont choisies et enfilées une par une sur des plaques en or de 24k.

Mais Nathalie Nkoulou, c’est encore plus.

Ses produits racontent sa passion, sa détermination. Et puis, il y a son parcours : une femme de la finance devenue artisane de la finesse. Nathalie Nkoulou dirige MbiOulou. Elle crée des pièces uniques, en cuir patiné, matinées de son amour pour le continent africain, pour son pays, le Cameroun. Voici le détail de son expérience, les voix de ses exigences, une idée d’un cheminement empreint d’humilité, quelques conseils utiles aux entrepreneures, pour aujourd’hui et pour plus tard. Au moment où nous terminons nos échanges en vue de la parution de cet article, elle reçoit une certification « luxe » du groupe LVMH. « Il ne s’agit pas de travailler en Europe » indique-t-elle « mais de créer du luxe d’ici, de prouver que c’est possible, de créer mon propre chemin « .« Tout le monde ne peut pas voir les rêves de la même façon ».

Si elle devait se présenter en trois mots ?

Une modeste artisane

Quelle femme est-elle ?

Je suis une femme ordinaire, qui vit une vie ordinaire. Une femme qui lutte pour ses valeurs, pour l’égalité des genres et des chances, une femme qui s’est fixée un but et qui se bat pour l’atteindre.
« Les gens cèdent à la fascination des tableaux et des mots et ils oublient le langage du monde”.

Avec capitainesolo.com

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