Louga : Friperie, Pastèque & Niébé
Louga
Friperie, pastèque et niébé
comme vivres de soudure
La friperie bien lavée et repassée a fait le bonheur des élèves et des lycéens. La pastèque et le niébé deviennent des vivres de soudure providentiels.
Par Mamadou Mansour DIÈNE



Le marché aux puces envahi, achalandé de friperies et les points de vente de pastèques inondés en très grandes quantités dans les principales artères du centre-ville sont des lieux de convergence des familles nanties ou aux revenus modestes. Un spectacle qui démontre une véritable équité sociale impartiale des Lougatois : qui est riche ? Qui est pauvre ?
Les revendeurs sont au service des clients sans chercher à établir une classification sociale ; tout le monde se ravitaille. Les marchandages se mènent sur les mêmes tons, avec des ruses de sioux. Des véhicules rutilants ou des calèches d’un autre âge sont les mêmes moyens de transport pour les uns et les autres. On repart avec des “khales”, avec des paquets de “feugue diaye” empilés dans des sachets en plastique. Pour satisfaire des membres de couples à restaurer ou habiller.
Le contexte économique morose est bien ressenti par tous : entre le souhaitable et le possible, les Ndiambours-Ndiambours optent pour le réalisme ; le génie calculateur dicte sa loi qui arrange toutes les couches socio-professionnelles.
