Ukraine : La calamité du jeu de l’acteur
Le président ukrainien
critique violemment
Amnesty international

Récemment, Amnesty international a, comme à son habitude, établi un rapport sur la situation humanitaire en Ukraine. N’épousant aucun point de vue partisan, elle a décrit la situation sur le terrain telle que les mandataires l’ont constatée. Le président ukrainien est immédiatement monté sur ses grands chevaux pour dénoncer cette agence à la neutralité et à l’objectivité bien connues.
Le héros ukrainien continue son jeu d’acteur avec de sinistres conséquences sur les malheureuses populations. Les “Occidentaux ” portent une lourde responsabilité quant à ce drame.
Cette calamité n’est même pas encore apaisée que voila ces mêmes pays, les USA en tête, qui déclenchent une nouvelle crise avec la Chine par une provocation tout à fait irrationnelle. Autre errement : les mêmes USA menacent de leurs foudres les pays africains qui récemment s’étaient abstenus lors du vote à l’ONU sur la crise en Ukraine, si jamais ils se mettaient à commercer avec la “pestiférée” Russie.
Le problème de l‘application extra-territoriale de la législation nationale américaine devient une préoccupation majeure dans la marche du monde. Alignez-vous sur mes positions et options sinon gare à la punition ! Et encore faudrait-il que celles-ci procèdent du droit et respectent les intérêts et la souveraineté des autres pays.
Il a été beaucoup reproché à l’ex-URSS d’avoir vassalisé ses partenaires du Pacte de Varsovie, lesquels n’avaient que la possibilité d’acquiescer, le syndrome tchécoslovaque planant au-dessus d’eux (doctrine Brejnev). Il faut aussi se rappeler les propos de Leonid Brejnev qui disait que les pays membres du Pacte de Varsovie ne jouissaient que d’une souveraineté limitée. Ces propos, bien entendu, furent condamnés comme il se devait.
Aujourd’hui, il ne faut pas que ceux qui se voulaient (et se veulent toujours ?) les champions de la liberté en viennent à chercher à vassaliser des pays qui, sans leur être hostiles, tiennent à leur souveraineté dans les relations internationales. Les pays africains sont dans leur rôle en appelant à la raison lorsque les initiatives des pays les plus puissants poussent le monde vers la catastrophe. Et ce ne serait pas la première fois.
Donc bravo et bon courage à ceux qui n’ont pas accepté de suivre aveuglément ces pays qui voudraient arroser une nouvelle fois l’autel martial comme déjà commencé en Ukraine.
Ababacar Sadikhe DIAGNE
Ancien élève des classes préparatoires aux grandes écoles,
Ingénieur diplômé de l’école de l’aviation civile (ENAC), Toulouse, France
et du Massachusetts Institute of Technology (MIT) Cambridge USA
