Tournée économique : Allez, Casa !
Tournée économique du président Diomaye,20-25 décembre
La Casamance dans le sens du poil

L’annonce de la visite du chef de l’État en Casamance du 20 au 25 décembre a donné lieu à un échange de civilités entre le président de la République et l’autre que ne reflète pas la tension sur le terrain. La visite elle-même, au-delà du test devant le défi de certains irréductibles, ressemble à ce “rai mboté” si chanté mercredi avec les Lions : c’est une Coupe d’Afrique des Nations en miniature, localisée mais aux incidences nationales et internationales certaines.
L’engouement du président Bassirou Diomaye Faye pour la Casamance est comparable à l’intérêt que tous les présidents ont eu pour cette partie Sud si chère au Sénégal. La visite peut se comprendre comme le voyage de Gulliver chez les Lilliputiens : aider à consolider l’unité indivise du Sénégal.
Avec cette tournée économique dont le temps et la durée doivent être appréciés, le chef de l’État se lance dans ce que l’autre sait faire le mieux, chauffer, réchauffer les liens entre les populations et leur élu. À la différence de l’autre cependant, le président Bassirou Diomaye Faye détend l’atmosphère et, contrairement au Monsieur petites blagues français, il n’est pas le seul à rire : son “raï mboté” évoqué fort à propos devant les Lions à la veille de sa tournée économique se veut tout à la fois la forte capacité de mobilisation et d’animation du groupe “Allez Casa” que ce symbole d’union qu’est la fraternité et la solidarité du sport.
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Aperçu de l’IA
“Gulliver et les Lilliputiens”, c’est le premier voyage du roman satirique de Jonathan Swift, “Les Voyages de Gulliver”, où le chirurgien naval Lemuel Gulliver échoue sur l’île de Lilliput, peuplée d’hommes minuscules (environ 15 cm), faisant de lui un géant. Pris d’abord comme un prisonnier, il devient leur allié en les aidant contre leurs ennemis de Blefuscu, mais fuit finalement après des intrigues politiques, critiquant l’absurdité des conflits humains et des prétentions des élites à travers cette fable allégorique.
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Les observateurs relèvent que les principaux acteurs de la dualité “mettent de la glace en ces temps de fraîcheur”.
Bassirou Diomaye Faye Maître de Cérémonie pour les visiteurs, élèves et Lions en devenir ou en puissance, caresse l’autre dans le sens du poil, même en ne le citant pas : l’absence est l’information, comme savent le faire les chroniqueurs. Le micro manque au président de la République et il profite de toutes les occasions pour “raï” dans le sens du poil. Il a près d’une semaine pour être la vedette : son penchant naturel pour la Casamance est apparu très tôt quand il se soucie du devenir en commun des populations locales : son “Plan Diomaye pour la Casamance” (PDC), avec ses 22 mesures annoncées dès octobre 2024, se veut un viatique des plus complets au service des populations de la région naturelle de Casamance, Ziguinchor, Sédhiou et Kolda.
L’autre le lui rend bien avec sa glace et son onctuosité envers le président. Sur le terrain cependant, la tension est vive. À Nyassia par exemple, l’invitation du sous-préfet aux partenaires sociaux a suscité peu d’enthousiasme quelque part, comme récemment avec quelques énergumènes.
Il est né, le Divin Enfant. Noël, Paix sur la terre des hommes. Diomaye quitte cette terre le jour de la Nativité. Que l’accompagnent Koras, assico, Bougarabou, Sawrouba.
Allez Casa, au son du raï mboté.
Pathé MBODJE
