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Réforme constitutionnelle : Cherche Diomaye, désespérément

Révision constitutionnelle

Pastef veut retrouver “son” Diomaye

Abass Fall a ajouté de l’eau au moulin du président Ousmane Sonko  dans son commentaire à l’issue du vote, ce 29 juin, du projet de loi No17/2026 de l’Assemblée nationale : Pastef veut toujours retrouver “son” Bassirou Diomaye Faye. Et de se demander toujours quelle mouche a bien pu piquer celui qui, il n’y a guère encore, était un camarade de combat. C’est le principal enseignement de cette journée du 29 juin que tout le monde appréhendait et qui a finalement vécu comme une journée politique de plus comme le Sénégal en connaît depuis quelques années.
Certes, sous un vaudeville aux allures de tragi-comédie, le monologue de ce lundi à l’Assemblée pour la révision de la Constitution a eu par moments une allure de bataille de chiffonniers comme avec la parenthèse Abdou Mbow et ces dames ; l’expression de Ousmane Sonko renforcée par l’interrogation du maire de Dakar renvoie à cette sempiternelle scène de ménage : le “Nous espérons encore que…” de Ousmane Sonko se confond avec l’interrogation du maire de Dakar qui se demande lui ce qui a bien pu arriver à leur Diomaye tant Pastef ne s’explique ce revirement à 360 degrés de celui qui naguère encore était des leurs.
Sous ce prisme la séance de ce lundi pour le vote du projet de loi No 17/2026 est à verser dans l’éternel appel  d’un Sonko à une plus grande attention aux problèmes qui l’intéressent.

Le one man’s show renseigne cependant sur la faiblesse de la démocratie qui peut se transformer en son contraire, le retour au parti unique. La possibilité de recours et les lois encore en vigueur permettront peut-être de dépasser ce que le Sénégal présentait comme une montagne infranchissable qui aura encore une fois accouché d’une souris.

Si Ousmane Sonko se décuple en trois entre himself, es-nom, es-qualité de dépositaire d’une autorité et chef de parti, Pastef ne comprend toujours pas que Bassirou Diomaye Diakhar Faye est président de la République, chef de l’Etat, père de la Nation, chef suprême des Armées, protecteur des Arts et des Lettres, gardien de la Constitution, entre autres titres. Et tout le cirque, sans outrecuidance. Jusqu’en 2029 au moins. C’est à ce titre seulement, entre autres hypothèses, que les retrouvailles seraient possibles.

 

Pathé MBODJE