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Préparer l’après-Macky Sall en 2022 ou en 2024 ? Les têtes d'œuf de l'Apr se tordent les méninges

Gouvernement

Assurer la transition

« Il faut absolument une short list, même si

Macky Sall n’aime pas trop ça ».

Les majors de l’Alliance pour la République

se creusent les méninges

Les majors de l’Alliance pour la République ne rejettent pas l’idée d’un vice-Premier ministre au sens large d’une équipe restreinte autour du président et de son Premier ministre qui préparerait 2024 et même après. L’idée trotte partout au point de devenir un secret de Polichinelle qu’il faut «assumer la transition pour assurer l’après-Macky : un trio ou un quatuor à la tête de l’État, aux côtés du président Macky Sall, pour assurer une transition entre 2022, 2024 et la suite ».
Macky Sall n’aime pas trop ça : « Quand il dit : «  Je ne pars pas », tout le monde va essayer de se positionner ; si ce dernier scénario est accepté avec tel ou tel, quand on verra que le potentiel est là, on risque de se braquer moins contre ça que quand il s’agit d’un seul individu, le Premier ministre ; il faut cependant une restructuration du gouvernement dans la perspective de l’après-Macky Sall… et de conservation du pouvoir».

Il faut donc 2 choses, selon nos sources, anciens maires et membres influents des cénacles marron-beige qui avaient naguère l’oreille droite du président, deux choses dont une évidente et l’autre équivoque : une équipe et, possiblement, un vice-Premier ministre compris au sens large d’une garde rapprochée autour du président et de son Premier ministre.
Tous affirment parler «par expérience et non parce qu’on m’a dit» de la nécessité du Premier ministre, mais aussi d’une équipe de 3 ou 4 ministres de premier rang qui l’accompagnerait entre 2022, 2024 et après.

«Il faut absolument qu’il prépare une équipe et non quelqu’un parce ce quelqu’un, ça braque ; une équipe, ça va braquer mais c’est moins visible. À la limite, c’est moins nuisible : cela fera peut-être une compétition entre les acteurs de la short list mais si le président sait manager ses hommes,  cela pourrait tirer vers le haut, surtout si l’on sent que le potentiel est là. Maintenant est-ce qu’il peut créer un vice-Premier ministre sans que cela passe par la loi? Il faudrait voir cet aspect technique».
Le scénario idéal serait de nommer 3 ou 4 ministres d’État avec des fonctions spécifiques ou même des ministres d’État dans son cabinet, autour du Premier ministre. Tout ceci pour dire qu’il faut absolument qu’il prépare une équipe. «Serait-il trop tôt de faire ça en 2024 ? S’il n’y a pas 2024, oui, c’est trop tard maintenant ; mais s’il y a 2024, oui ! »

Il n’y aurait cependant aucune ambiguïté sur le prochain départ de Macky Sall décidé à se conformer à la Constitution, même si beaucoup lui demandent de franchir le Rubicon : « Tous les signes révélés récemment se lisent bien avec le geste du président de la République de se conformer à la légalité institutionnelle. De ses récentes déclarations à un hebdomadaire parisien à ses échanges avec un guide religieux, Macky Sall invite à une conformité quand les autres comprennent l’inverse : ses activités à la tête de l’Etat vont bien au-delà de 2024 puisqu’elles lui survivront dans un sens ou dans un autre. Là aussi, il aura raté sa sortie».

 

P MBODJE