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Passé-présent: Père français, mère africaine, né à Haïti, éduqué en France et fondateur de Chicago …en 1968 !

Jean-Baptiste Pointe Du Sable, la pierre angulaire

Il était tout à la fois charpentier, tonnelier, meunier et distillateur

Né homme libre d’un père marin français et d’une mère africaine devenue esclave, à Saint Marc, Saint Dominique, en HaÏti. Il a fait des études en France. On a retrouvé peu de notes ou de documents officiels attestant les faits et actions de Jean Baptiste Pointe Du Sable.

Dans les années 1770, Jean-Baptiste Pointe Du Sable remonte le Mississippi jusque dans la région de Chicago. Il est connu comme un des hommes les plus remarquables et comme le “fondateur”, vers 1779, de ce qui est à l’origine de la pierre angulaire du cœur de Chicago en Amérique. Commerçant, fermier, marchand de fourrure, et administrateur aux alentours de 1773, Du Sable a bâti un centre commercial sur les rives du fleuve de Chicago, ce qui était, d’après ce que l’on dit, grandiose pour cette époque. Son commerce devint prospère et fut à l’origine de la colonie permanente de Chicago. Son comptoir commercial était le poste de ravitaillement principal pour les trappeurs, les marchands, les coureurs des bois et les autochtones.

Du Sable fit plusieurs voyages au Canada pour acquérir des fourrures et on raconte même qu’il était très étroitement associé aux Français de la Nouvelle-France. Mais ce n’est seulement qu’en 1968 qu’il fut finalement reconnu fondateur de Chicago.

En 1784, sa zone aménagée avait grandi pour inclure un établissement renommé pour ses mobiliers élaborés et ses commodités modernes, deux granges, un moulin, une crémerie, une boulangerie, un établissement de volailles, un atelier, des fermes avec écurie et bétail. Son personnage était tel qu’en 1780, les Américains natifs de la région du Lac Michigan ont, avec succès, adressé une pétition à leurs protecteurs britanniques pour nommer Du Sable comme administrateur de leurs affaires.

En 1987, l’US Postage émit un timbre à son effigie.

Jean Baptiste Pointe du Sable (ou Pointe Du Sable ou encore Point de Sable) est un mulâtre, né (en tant qu’homme libre), selon les sources, à Saint-Marc, dans la colonie française de Saint-Domingue, entre 1745 et 1750. Il serait le fils d’un marin français et d’une mère d’origine africaine, ancienne esclave.

Vers 1765, il arrive à La Nouvelle-Orléans, qui était alors sous le contrôle espagnol, vingt ans avant l’arrivée des réfugiés français de Saint-Domingue en Amérique. Il remonte le Mississippi jusque dans l’État actuel de l’Illinois. Il construit une première maison à Peoria.

Colonie permanente

Puis il s’installe à l’emplacement actuel de Chicago (Illinois), où il construit sa deuxième maison vers 1779, trente ans avant la construction de Fort Dearborn. Il y établit un comptoir commercial sur la rive nord de l’embouchure de la rivière Chicago (au niveau de l’actuel quartier de Wolf Point). Il s’agit d’un poste de ravitaillement pour les trappeurs, les marchands, les coureurs des bois et les autochtones. Son commerce devient rapidement prospère en raison de sa situation et se trouve à l’origine de la colonie permanente.
Déjà marié depuis des années avec Kitihawa, la fille d’un chef local Potawatomi, selon un rite amérindien, il l’épouse à nouveau à la Mission de Sainte Famille de Caoquias, en 1787, selon certaines sources, ou le 27 octobre 1788, selon d’autres sources, lors d’une cérémonie catholique. Il aura avec Kitihawa (dont le prénom a été christianisé en Catherine) un fils, Jean et une fille, Suzanne.

Pendant la Guerre d’indépendance, il est brièvement emprisonné à Détroit (Michigan) par les Britanniques qui le suspectent d’être un espion à la solde des Américains ; ilne retrouve sa maison qu’en 1784.

Du Sable a fait plusieurs voyages vers le Canada pour vendre des fourrures et on raconte qu’il était très étroitement lié avec des Canadiens français.

En 1800, Du Sable vend sa propriété au trappeur canadien-français Jean La Lime, qui la céda quatre ans plus tard à John Kinzie, un marchand de New York. Il retourne un temps à Peoria avant de s’installer à Saint-Charles (Missouri). La raison pour laquelle il quitte Chicago est inconnue. On pense[évasif] qu’il fut déçu que la tribu locale des Potawatomi ne fasse pas de lui son chef…

Une reconnaissance tardive par les historiens

Bien que « fondateur de Chicago », il fut longtemps ignoré par les historiens, d’une part en raison de ses origines (il était mulâtre) et d’autre part car les premiers récits historiques furent écrits par des amis ou des descendants de John Kinzie, qui avait racheté sa maison et ses terres en 1804. Il fut finalement reconnu comme fondateur de Chicago en 1968. Le 19 octobre 2009 a été dévoilé un buste en bronze installé le 17 octobre 2009 sur le côté est de Michigan Avenue, juste au nord de la rivière Chicago. La sculpture est un don des membres de la communauté haïtiano-américaine de Chicago.

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Sources:
medarus.org
Wikipedia

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