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Panorama politique : Faire payer les riches

Sénégal-Panorama politique
Crises & trucages
Crises et combines ont accompagné la vie politique de ces 75 dernières années au Sénégal.

Dossier réalisé par
Cheikh Tidiane DIACK

X-Délit de richesse

Face à une opposition riche, ayant les moyens de faire face au nouveau régime, la justice sous Mimi Touré est mise en branle. La juridiction installée depuis l’accession de Diouf au pouvoir pour lutter contre l’enrichissement illicite (la CREI) a été utilisée pour procéder à l’arrestation de l’adversaire le plus redoutable Karim Wade et ses alliés hommes d’affaires dont Robert Bourgi.

Il fallait détruire l’appareil politique du PDS. C’est ainsi que 25 dignitaires de l’ancien regime ont été ciblés. Ousmane Ngom, ministre de l’Intérieur sous le régime libéral, a été arrêté à Kolda. Ainsi débutent les séries de convocations. Il fallait justifier les richesses (actif et passif) détenues par ces nouveaux riches. Il était extrêmement difficile de trouver des preuves malgré les commissions rogatoires. Certains ont rejoint le camp du régime après avoir créé leur parti. Celui qui avait prédit qu’il prendra la direction du PDS a été nommé coordonnateur après avoir écarté les dignes héritiers dont Modou Diagne Fada, Souleymane Ndéné Ndiaye, Farba Senghor. Le Benno enregistre des départs dont Khalifa Sall qui était maire de Dakar depuis 2009 comme candidat du Benno, et Aissata Tall Sall ;  ils ont quitté leur famille adoptive, le Parti socialiste; pour créer leur mouvement en perspective des élections locales de 2014. Idrissa Seck quitte le Benno mais ses ministres Pape Diouf et Oumar Guèye restent et rejoignent le camp du président.
Le Benno perd Dakar au profit de Khalifa Sall investi par le mouvement Takhawou Dakar. Ainsi il devient un adversaire sérieux à la Présidentielle qui se profile. Macky décide de passer par la voie référendaire pour modifier la Constitution, organise en 2016 le référendum réduisant le mandat de 7 à 5 ans avec 5 autres points. Le Oui l’emporte sur le Non avec 60 pour cent. 
2016, une année importante dans l’histoire du mouvement politique sénégalais :  elle marque l’irruption d’un homme béni sur la scène politique, un homme dont l’ascension fulgurante a complètement bouleversé le paysage politique sénégalais.
Suite à une dénonciation du non-versement des impôts tirés sur les revenus des députés au trésor public, Ousmane Sonko, inspecteur des impôts, est radié de la Fonction publique par décret l’accusant de violer l’obligation de réserve. Ce dernier se victimise et se lance sur la scène politique. Sur proposition d’un groupe initiateur du mouvement d’être le leader après l’expiration de son mandat à la tête du syndicat des travailleurs des impôts, il accepte à la condition qu’en lieu et place de mouvement  il soit un parti politique. Ainsi se dessine le destin d’un homme qui occupe la Une de l’actualité politique ces 10 dernières années.

Le plan Sénégal Émergent est né suite à un profond diagnostic de la situation économique et sociale du pays. Composé de plusieurs axes, il va apporter des transformations structurelles qualitatives dans la vie des citoyens. Ce qui nécessite un recadrage macro-économique dans le multilatéralisme au regard des moyens colossaux dont le Sénégal a besoin pour son application ;  il  fallait à ce niveau une diplomatie économique dynamique pour attirer les investisseurs qui n’ont pas tardé à réagir.
Le désenclavement et la mobilité urbaine constituent des priorités. C’est dans cette perspective que des projets de grande envergure ont été conçus dans ces domaines. L’inéquité dans les politiques publiques a été toujours un facteur de blocage dans la prise en compte des préoccupations des populations rurales qui habitent dans des zones où l’acces est difficile. La répartition des richesses a toujours favorisé les zones urbaines et semi-urbaines au detriment de la campagne.
L’axe1 du plan Sénégal Émergent vient régler cette question avec l’installation des infrastructures que sont les routes, les ponts, les autoroutes, les pistes de production. Avec la communalisation intégrale et le renforcement des compétences des collectivités territoriales, le fossé se réduit et l’accès aux produits sociaux de base devient facile. Des programmes comme le programme d’urgence de développement communautaire (PUDC), Promovilles interviennent à généraliser la territorialisation des politiques publiques
Dans les zones urbaines, des infrastructures de dernière génération sont acquises grâce à l’ingéniosité du président Macky Sall et son équipe. Le  Train Express régional (TER) et le Bus Rapide transfer (BRT) ont réglé en partie l’ épineuse question de la mobilité. Les infrastructures sanitaires, scolaires et universitaires ne sont pas en reste :  pas moins de 7 hôpitaux , des centres de santé, des postes et cases partout dans le pays. Chaque commune dispose désormais d’un lycée, chaque département un institut de formation professionnelle et les ISEP, qui résorbent le gab des non-orientés. Au Sénégal, chaque région connait une université. Sur le volet des infrastructures, on ne peut pas dénombrer ce qui a été fait.
Pour ce qui du 2ème axe du PSE, le capital humain, les programmes sont multiples allant de la formation au renforcement des capacités. L’homme etant au début et à la fin du développement, il faut lui doter des moyens de pouvoir exercer et produire.