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Maires BBY de tout le pays, rempilez ! Macky Sall s’est ravisé : tout le monde reste en place Par Habib KA, Chef du bureau régional de Matam, Thilogne

La messe est dite, la sentence entendue : le président Macky Sall qui avait pris sur lui le soin de placer le candidat qu’il faut à la mairie qu’il faut s’est ravisé, in extrémis.

Les données sont pharaoniques, les équations impossibles à résoudre. Le gâteau est trop juste : taille 571. Tout le monde ne peut pas être servi. L’opposition, elle aussi, prétend au moins à une moitié, pour sa part.

Puisque le temps presse, que faire alors ?

Eh bien la solution de dernière minute : rendre feuille blanche. Oui Macky Sall, en prise à des choix cornéliens, a jeté l’éponge, complètement groggy : trancher entre le vieux “lion du Ndoucoumane” Abdoulaye Wilane et le jeune ambitieux Abdoulaye Saydou Sow, ministre de l’Habitat n’est pas du tout aisé. Doudou Kâ-Abdoulaye Baldé à Ziguinchor. Les cas déshabiller BBY pour habiller APR foisonnent.

Et les rivalités apéro-apériennes : Abdoulaye Diouf Sarr-Amadou Bâ à Dakar, Aissata Tall Sall-Racine Sy à Podor, Mansour Faye-Mary Teuw Niane à Saint-Louis ? Jusqu’aux petites communes de moindre envergure, le séisme y est de grande magnitude.

Les choix de Macky Sall, pour les victimes, resteront un coup de couteau au travers de leur gorge. Ces militants ne se relèveront de si tôt de cette blessure béante.

Les élections locales, comme leur nom l’indique, devaient être le rendez-vous idéal d’un homme avec sa cité. Des primaires organisées dans chaque commune, par chaque coalition, auraient été l’occasion privilégiée d’une expression véritablement démocratique des militants de base : ceux qui auraient une certaine représentativité populaire pourraient légitimer leur candidature. Mais les états-majors politiques, pouvoir et opposition confondus, se les sont appropriées pour leur propre cause.

BBY, YAW, Wallu dans la tourmente.

L’objectif de tous : se servir des autres comme escalier pour se poser sur le fauteuil très confortable de maire. Un fauteuil pour convaincre le chef de l’Exécutif pour un poste ministériel, une direction d’agence ou de société. Surtout qu’il y’a un après-Macky, où il faut peser lourd pour se positionner en vue des prochaines reconfigurations politiques.

C’est une opportunité donc qu’offrent les listes parallèles, même si elles risquent de fragiliser les choix du président.

A tous, le très politique Mahmoud Saleh fixe le ap sur 2024, Macky président !

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