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« Une ligne éditoriale très soixante huitarde, une approche iconoclaste sur fond de culture humaniste ».

Macky Sall : Kun Fa Yakun

Macky Sall

Si Dieu dit

“Si Dieu dit que tu seras roi, personne n’y pourra rien :  tu le seras”. Ces propos sont de Djibril Tamsir Niane dans son célèbre livre ” Soundiata Keita ou l’épopée mandingue” au regard du parcours tragique et mythique de l’homme qui, infirme jusqu’à 10 ans, était destiné à libérer son royaume par la volonté divine.

A travers lui, nous pouvons tirer l’enseignement selon lequel aucune force puissante qu’elle soit , mystique, militaire, physique ne peut annihiler le décret divin. Quatre pays sceptiques au départ décident de soutenir la candidature du président Sall, les deux-tiers sont largement dépassés. Par conséquent, le soutien de l’Union africaine est effectif. Le chemin est balisé au vu de l’excellent travail abattu par les diplomates qui mènent sa campagne.
Au soir du 22 avril, après son audition qui aura lieu au siège des Nations-Unies de 15 h à 18 h, nous serons édifiés sur sa capacité à diriger l’organisation mondiale dans le contexte actuel où les défis se multiplient dans le monde (Moyen Orient) et particulièrement en Afrique confrontée à un problème de développement et de stabilité politique.
Le Conseil de Sécurité se prépare à statuer sur la candidature d’un homme qui porte l’espoir de tout un continent, de la Umma islamique. L’ordre mondial doit changer, 50 ans après l’éclatement du mur de Berlin, après la fin de la guerre froide. Si la période de détente n’a pas permis de pacifier l’espace planétaire avec surtout l’hégémonie américaine qui est devenue plus belliqueuse sous le magistère de Donald Trump, il nous faut revoir les rapports qui régissent les Etats dans la perspective de mieux réguler la gouvernance mondiale au profit des états épris de paix et de justice. Les chantiers sont vastes et complexes avec la montée du prix du baril du pétrole et la chute de la puissante monnaie qui a toujours imposé sa loi dans le marché financier international. Ces mutations vont inévitablement avoir des répercussions sur les mécanismes de gestion et de répartition des richesses.

Il faut un nouveau regard sur les méthodes de régler les conflits. L’homme sur qui l’Afrique a investi sa confiance est bien outillé pour conduire les réformes et les changements attendus au regard de son agenda, de son carnet d’adresse, de son profil et surtout de ses plaidoiries pour un monde juste et équilibré où le multilatéralisme favoriserait une coopération gagnant-gagnant, d’égale dignité.

Cheikh Tidiane DIACK