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Macky Sall à l’Onu : Kagamé Vs Ndayishimiye

Macky Sall à l’Onu

Rivalité Rwanda-Burundi

Ça n’est certainement pas parce le Burundi a présenté la candidature de Macky Sall à l’Onu que le Rwanda réagit en sens inverse.

Oui :  il a convaincu ; et c’est parce qu’il a convaincu que les pays des grands lacs, l’Afrique australe et le Rwanda ont décidé de compromettre la chance du président Macky Sall. Ils ont décidé de présenter l’Ougandais Olara Otunnu pour concurrencer le président Macky Sall. Nous allons expliquer les raisons.

Nul n’ignore la relation amicale qui existait entre le président Paul Kagamé et le président Macky Sall ;  c’est parce que la candidature du président Macky Sall a été portée par le Burundi que ce dernier a décidé de ne pas le soutenir parce qu’étant en rivalité avec ce pays. Oui : le Rwanda, ce petit pays avec une forte densité, combat la candidature de l’Afrique de l’Ouest. L’Afrique australe ne voudrait pas qu’un candidat de l’Afrique francophone dirige l’organisation mondiale ;  ce serait pour eux favoriser la partie ouest du continent.

La montée en puissance de Macky Sall ces derniers temps dérange. Accueilli en grande pompe dans son pays d’origine où la campagne de diabolisation et d’accusation avait atteint un niveau qui faisait sourire ses détracteurs, soutenu par son successeur attesté par un communiqué du ministère de l’Intégration africaine, des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur, acclamé par la presque totalité des pays africains lors de l’audition, il leur faut un moyen de briser l’élan victorieux du candidat le mieux placé. Voila ce qui explique la présentation du candidat ougandais, le 2ième de l’Afrique.

La division n’arrange personne, c’est l’ Afrique qui va encore perdre. Et pourtant le candidat Macky Sall, dans sa plaidoirie, n’a pas fait de distinction entre l’Afrique francophone, anglophone et lusophone ;  il a posé globalement les défis africains, il transcende les clivages frontaliers, géographiques, historiques et culturels.

Il faut mettre un terme aux rivalités sourdes, facteur de retard et de blocage. L’Afrique a beaucoup souffert de la jalousie de ces dirigeants depuis la création de l’Organisation de l’Unité africaine en 1963 qui a connu 2 camps, les progressistes et les modérés, l’un se retrouva à Monrovia, l’autre à Casablanca. Un point de départ avec des rivalités sans fondements objectifs. A quand la fin de ce scénario honteux et déshonorant ?

 

Cheikh Tidiane DIACK