Macky à l’Onu : Entre Cheikh Anta et Wade
Macky Sall candidat à l’Onu
Traduire en acte les idées de Cheikh Anta Diop, soulager Maître Abdoulaye Wade
Le discours du candidat Macky Sall à l’Onu insiste sur le temps de l’Afrique où il faudra traduire en acte les idées de Cheikh Anta Diop et soulager Maître Abdoulaye Wade : “Nous appelons à une autre vision des relations avec l’Afrique, une vision où il s’agira non pas de traiter l’Afrique et des Africains mais avec l’Afrique et les Africains”
Les défis géopolitiques et géostratégiques interpellent l’Afrique, ce continent qui en a beaucoup souffert. Ne serait-ce que pour ces questions, le président Macky Sall qui maîtrise ces dossiers mérite d’être porté à la tête de la gouvernance mondiale.
A entendre son discours de portée panafricaniste, le candidat Macky Sall au secrétariat général de l’Organisation des Nations-Unies pourrait apporter les changement et réformes attendus. Un grand discours une feuille de route : oui, il peut répondre à l’attente de ce vieux continent riche en ressources naturelles, en culture, en histoire mais dont l’aliénation l’a rendue vulnérable sous le regard impuissant de ses dirigeants. Le temps de l’Afrique est venu où il faudra traduire en acte les idées de Cheikh Anta Diop, où il faudra soulager Maitre Abdoulaye Wade avant qu’il ne parte à travers la concrétisation de son idéal panafricaniste.
Oui avec le président Macky Sall dont le grand discours a fait vibrer la patrie africaine : “Le cours de l’histoire nous montre que les paradigmes ont changé et que les vieilles recettes ne feront certainement pas notre fortune ; il nous faut redéfinir le sens de nos priorités. Investir dans l’économie réelle et convenir d’un nouvel ordre mondial plus juste. Dans cette perspective, le continent africain qui a enduré des siècles d’esclavage et d’exploitation ne peut à nouveau s’offrir un cheval de Troie et livrer ses ressources dans une compétition qui la conduirait davantage à la marge du progrès et du bien-être. Nous appelons à une autre vision des relations avec l’Afrique, une vision où il s’agira non pas de traiter l’Afrique et des Africains mais avec l’Afrique et les Africains”. Un discours actuel qui prend en compte les défis africains.
Le soutien de la candidature du président Macky Sall est loin d’être affectif et émotionnel mais politique et géostratégique au regard des enjeux planétaires où l’Afrique est à la remorque des puissances impérialistes sans foi ni morale.
L’acte que le président de la République Bassirou Diomaye Diakhar Faye vient de poser en ouvrant les portes du palais de la République à son prédécesseur le président Macky Sall est d’une haute portée morale : au-delà du soutien à sa candidature au poste de secrétaire général de l’Organisation des Nations-Unies, il éteint un incendie qui était en train de se propager affectant la cohésion nationale. La sortie de la population ce vendredi pour accueillir l’ancien président revêt une double dimension : le soutien et à l’attachement d’un leader qui est un homme de consensus et de dialogue et un besoin réel de pacifier le pays qui a trop souffert des dissensions qui ne rassurent pas les investisseurs dans un contexte de crise aiguë. Cette rencontre qui ne peut être que fructueuse pourrait ouvrir des perspectives dans la coopération économico-financière au regard de l’expérience de l’ancien
président qui peut être bénéfique à son successeur. Le pays a besoin de paix. C’est pourquoi il faut saluer la démarche du nouveau ministre de l’Intérieur qui, après sa prise de fonction, a posé des actes allant dans ce sens. Son voyage sur Paris pour renforcer la coopération sécuritaire, l’approche inclusive et participative en rencontrant ses collaborateurs directs, la police nationale, les sapeurs pompiers, l’administration territoriale, la visite aux foyers religieux sont à saluer. Il faut en effet persévérer dans cette démarche consistant à réunir toutes les forces vives dans la recherche de la paix et de la stabilité
On aurait souhaité que le président de l’Assemblée nationale fasse preuve de dépassement et de responsabilité en inscrivant sa démarche dans la logique de recherche de consensus autour de l’essentiel qui est de sortir le Sénégal de la crise en éteignant tous les foyers de tension. Chacun est libre de choisir son camp mais ce qui nous unit et qu’on ne peut pas se partager doit nous motiver à taire nos querelles et divergences inutiles. On attend de chaque autorité cette maturité à se démarquer de son égo et des ambitions personnelles. La question du destin est déjà réglé, personne ne peut empêcher la promulgation de la loi divine et de matérialiser le décret divin. Tous ceux qui l’ont tenté finissent par être effacés. Sauvons notre cher Sénégal.
Cheikh Tidiane DIACK
