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Les Arabes et Israël Ababacar Sadikhe DIAGNE

Un ami m’a envoyé récemment une vidéo sur la guerre des six jours, en 1967, entre une coalition arabe et l’Etat hébreu.

Ayant réfléchi sur ce conflit, me sont alors venues les idées exprimées ci-après.

Les Arabes vivent encore dans un passé glorieux ou plutôt glorifié par l’hagiographie et oublient une réalité essentielle : les frontières actuelles ont été dessinées par la force militaire ; lors d’affrontements, celui qui gagne obtient des gains territoriaux et le vaincu en perd.

C’est le cas de l’Allemagne à ses frontières Est, Ouest et septentrionales. Il en est de même avec la frontière entre le Mexique et les USA. La frontière entre la Bolivie et le Chili vient du même processus.

Le même histoire est celle de la frontière entre le Japon et la Russie et aussi celle entre la France et l’Italie.

Peut être aussi citée la frontière gréco-turque qui ne lasse pas de surprendre lorsqu’elle est examinée de près.

Le cas le plus emblématique est celui des frontières en Afrique.

Les vaincus n’ont pas d’avis à donner sur la délimitation des territoires.

L’oublier, c’est subir des contraintes plus sévères avec des humiliations en plus.

Lorsque Habib Bourguiba suggéra l’acceptation du partage onusien de la Palestine, il fut insulté et traîné dans la boue par d’exaltés rêveurs coupés des réalité. Ces derniers avaient perdu de vue que pour vaincre Israël, il faudrait affronter victorieusement les pays occidentaux, notamment les États-Unis. Une perspective tout à fait irréaliste voire utopique.

La rhétorique antijuive, antienne des extrémistes arabes, favorisa l’émergence puis l’épanouissement de groupes juifs tout aussi radicaux et ces derniers finissent par accéder au pouvoir.

Le syndrome de la peau de chagrin atteignit alors les territoires destinés aux Palestiniens et leur souhait de disposer d’un État devenait de plus en plus un rêve éloigné.

Les Israéliens risquent de vivre la même expérience s’ils ratent cette occasion qu’ils ont, en ce moment, de faire une paix raisonnable dans des conditions qui leur sont très favorables présentement.

Cependant, le chemin de la paix ne sera pas facile à emprunter eu égard aux embuscades qui y sont tendues par les extrémistes des deux bords.

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