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L’Éditorial de Pathé MBODJE : Diomaye Faye l’alchimiste

L’Éditorial de Pathé MBODJE

Diomaye, la stylistique

Des discours comme celui de ce jeudi du président Bassirou Diomaye Faye, on en redemande : vrai, parti du cœur, profondément ancré, centenaire. Une vrai sagesse populaire.
Au début était le vocable, agrégat millénaire, signe de bon sens pour avoir vécu dans le réel, le symbolique. 
Bassirou Diomaye Faye excelle plus dans l’improvisation, même partie d’un signe. L’alchimiste a réussi à fondre l’écrit dans le son pour en extraire un or d’une rare pureté. Du latent, il a tiré le manifeste, du pathologique le normal et du profane le sacré. Le métabolisme en conformité avec l’environnement justifie le sens et l’esthétique d’un discours d’une subtilité évidente, ce qui a emporté l’auditoire, au sens premier du terme de transe.
La sagesse est un moyen terme aidant à voyager dans un imaginaire ancré au tréfonds de l’individu qu’il a précédé des siècles durant, pour le préparer à la vie.
À voir l’enthousiasme du ministre d’État Cheikh Tidiane acclamant debout, à sentir l’émotion dans la salle, on sent une maturité de corps et d’esprit qui, comme le bénéficiaire de la cérémonie, est d’inspiration divine.
Le concept social de la sagesse africaine trouve son origine sur le vocable, premier sur le signe dont il est l’arbitraire ; il est une agrégation d’expériences vécues qui lui donnent cette profondeur égale à la sagesse. Parti du métabolisme, il n’est pas absent de la réalité et accumule les expérimentations en fonction d’un environnement vital.
Bassirou Diomaye Faye a repris la construction et le constat autour de la sagesse africaine.
Le centenaire de ce jeudi, c’était ce jeune Bassirou Diomaye Faye traversant le siècle, vivant un siècle exceptionnel qui ne s’arrête ni en 2012, encore moins en 2024.

Si aujourd’hui la vérité doit émouvoir à ce point, c’est parce que le Sénégal vit depuis quelque temps dans l’illusion. On ne sort pas entier d’un rêve.