L’Éditorial de Pathé MBODJE : Diba l’Enchanteur

L’Éditorial de Pathé MBODJE
Diba l’Enchanteur

Les manifestations ont repris de plus belle, syndicales et sociales, comme s’il eût fallu un accord avec le FMI pour retrouver le meilleur des mondes possible de Aldous Huxley
Cheikh Diba serait ainsi Mame Randatou la Fée de Senghor et Sadji, Merlin l’Enchanteur, Mandrake. Au demeurant, il sera le seul ministre citre par le Premier ministre pour creuser et affiner certains points de son discours de politique de ce mardi, pour faire 8, à leur habitude.
Les Sénégalais n’auraient plus faim ou soif, n’auraient plus chaud la nuit quand ils y verront comme en plein jour, malgré les coupures d’électricité.
Sauf que le chœur des lamantins est toujours là.
Aux vociférations succèdent les logorrhées des intellos sous couvert ou sans parapluie, en ces heures torrides d’hivernage.
Il est en effet difficile de séparer la bonne graine de l’ivraie dans ce brouhaha. Le petit peuple de la Débrouille des années 1980 est encore là, stoïque, riant de politiques sans inspiration et sans issue.
Dakar rapproché du Fmi le Premier septembre dernier a remis Cheikh Diba au premier plan des activités publiques : du président Bassirou Diomaye Faye au Premier ministre al Amine Lô, l’Exécutif n’a eu de mots que pour le ministre des Finances dans la consolidation de la politique sociale.
Lfr, Budget 2027, pouvoir d’achat des ménages, tout est brusquement devenu super urgent, renvoyant ainsi le ministre Cheikh Diba au four et au moulin.
Certes, il a réussi une survie d’autant plus honorable qu’il a vécu en milieu hostile, dans ses propres rangs ; il aura parcouru le monde à la recherche de succédanés. S’il a été à plusieurs reprises sur le point d’aboutir, un sniper surgissait quelque part pour envenimer la situation.
Le problème n’est pas la solution ; il ne peut ni l’être ni en être, d’où son courroux après le Premier septembre.
