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Inondations-Ça craint, en banlieue Revoir le système de management

Hivernage et inondations

Ça craint,

en banlieue

Les autorités étatiques doivent revoir le système de management de la lutte contre l’inondation

Sur les routes, le facteur entraînant les embouteillages est la stagnation des eaux et les canaux bouchés

Par Khadidiatou GUÈYE Fall,
Chef du Desk Société

À l’approche de l’hivernage, les Dakarois changent d’humeur : les premières gouttes qui devraient raviver la gaieté quotidienne l’éclipsent. Les habitants de la capitale ne réclament pas les eaux de pluie. Pour ces derniers, les villages en ont toujours besoin. Pour l’agriculture, une bonne récolte est déclenchée pour une abondance de pluies. Quant à la capitale, les premières gouttes d’eau vont automatiquement compter les dégâts : pluie rime avec inondation.

Sur les routes, le facteur entraînant les embouteillages est la stagnation des eaux, les canaux bouchés, la dégradation du bitume qui ne peut voisiner avec le liquide ; en banlieue, ce sont des lieux d’habitation qui risquent de se perdre sous les eaux. Chaque année le même spectacle de produit. Cette jeune femme citoyenne sous couvert de l’anonymat se plaint des problèmes que la réaction tardive des autorités entraîne : « Les dégâts sont nombreux ; bien vrai que c’est la volonté divine qui en décide mais ce n’est pas l’abondance des pluies qu’auraient souhaité les habitants de la ville. Des maison sont détruites et même des vies qui y restent ».

Elle poursuit : « À l’arrivée de l’hivernage, nous avons tous peur. À Cambérène, on notait rarement d’inondation mais depuis que les canalisations ont été installées sur le long de la route jusqu’à la mer, la population de Cambérène rencontre énormément de problèmes. C’est une solution qui a entraîné des dégâts. Au temps de Wade, je me rappelle que les inondations n’avaient d’existence qu’au moment de la pluie. Après la pluie, le sol absorbait tout. Mais ce n’est plus le cas . Au contraire, les eaux pluviales stagnent et créent d’autres enjeux », soutient mère Ndama.
Parmi la population, les jeunes élèves sont aussi très inquiets sur le tenue de leur examen avec l’approche de l’hivernage. Mame Diarra Bousso Guèye est élève en classe de 3ème. D’après elle, les épreuves du Bfem sont prévues au mois de juillet. Cette période de l’année porte éventuellement de fortes pluies. Raison pour laquelle Mame manifeste son pessimisme face à une situation d’inondation : «  De grâce, que les autorités veillent à ce que cette année nous puissions faire les épreuves paisiblement. Même s’il y a pluies, que les conditions soient réunies pour qu’aucun centre d’examen ne soit inondé ».
Pour rappel, depuis des années, les candidats affrontent les obstacles pluviales pour accéder à leur centre d’examen, ou font les épreuves fans des salles de classe inondées. Selon Ahmeth Kane, l’État devrait prévenir les inondations au mois de décembre voire janvier.

Les opérations de lutte contre l’inondation jettent par la fenêtre des millions et des milliards. Le problème se situe au niveau du management : les canaux de drainage bloqués doivent être révisés tous les trois mois avant l’arrivée de la pluie. Cependant, hormis la création de bonnes canalisations et la grâce divine aucune autre solution ne pourra prévenir les inondations. Mais les concernés seront à l’appel pour rechercher comment éradiquer ces inondations définitivement.
Malgré ces conditions difficiles, les élèves seront obligés d’y faire à cause d’une année scolaire trop perturbée et jusqu’à présent menacée pour passer les épreuves avant l’hivernage.