Diomaye-Sonko : Deux hommes, deux visions
Diomaye-Sonko
Deux hommes, deux visions
Sonko et Diomaye sont dans la réalité deux hommes avec deux visions différentes. À analyser le discours du 7 mars dernier, on relève deux points de divergence ; l’un est politique, l’autre porte sur la gestion de l’État.
Deux hommes, deux visions différentes qui s’entre-choquent à la tête du pays. Nous avons écouté attentivement l’intervention du président Bassirou Diomaye Faye le 7 mars dernier à l’Assemblée générale de la “Coalition Diomaye Président”. Une partie de notre soif a été étanchée à attendre les explications du président, bien qu’il y ait eu des non-dits.
Deux hommes, deux visions différentes qui s’entre-choquent à la tête du pays. Nous avons écouté attentivement l’intervention du président Bassirou Diomaye Faye le 7 mars dernier à l’Assemblée générale de la “Coalition Diomaye Président”. Une partie de notre soif a été étanchée à attendre les explications du président, bien qu’il y ait eu des non-dits.
À analyser son discours, nous relevons 2 points de divergence. L’un est politique, l’autre porte sur la gestion de l’État. Pour ce qui est du premier point, le président Bassirou Diomaye Faye est attaché aux valeurs de reconnaissance et de fidélité et ne peut admettre en aucune manière après avoir bénéficié des services des alliés , se débarrasser d eux au sortir de la victoire des présidentielles, il est pour le maintien de la coalition et au delà gouverner avec elle. Contrairement à son nouveau rival qui veut continuer avec son appareil politique qui est le Pastef tout en gérant les alliés dont une partie est avec lui.
Le second point de désaccord est lié à une différence d’approche sur la gestion de l’État. Pour ce qui est de ce deuxième point, le président appelle à un apaisement, à une stabilité, à un consensus, à une ouverture pour qu’il y ait un climat de paix alors que son rival, qui certes a subi, veut réveiller des hostilités liées aux événements antérieurs à leur accession au pouvoir tels que rendre la justice aux martyrs, traque des biens mal acquis par les dignitaires de l’ancien régime, un discours souverainiste qui remet en cause les fondamentaux de la politique extérieure du Sénégal fondée sur la diplomatie de paix, de stabilité et de bonne coopération.
Toujours dans le deuxième point se pose le problème de rivalité d’autorité. Un Premier ministre qui dans la gouvernance veut se substituer au président de la République pour la simple raison que c’est lui qui l’a désigné comme candidat face à un président qui veut assumer pleinement sa fonction.
Ce point d’achoppement était prévisible parce que, dans l’opposition, Bassirou Diomaye Faye était le seul à lui tenir tête. De la manière dont Ousmane Sonko veut gouverner, il ne devait pas désigner Bassirou Diomaye Faye qui est indépendant et a du mal à tout avaler.
Une telle situation a installé un malaise dans les rapports de gouvernance au détriment de la conduite des politiques publiques.
Quel avenir pour le pays avec ce régime ? Wait and see.
Cheikh Tidiane DIACK
