Bensirac Depalmarin : Ubuntu social
Bensirac Depalmarin
Un avenir pour tous
La musique est une passion qu’il vit pour graver une voie aux jeunes artistes. Mais il est un scientifique jusqu’au bout des ongles, un sociologue-archiviste, entre autres casquettes. Sa voix, modulée ou sous forme de signe, est une voie : du Gospel à l’Afro, cette musique sera plus le passeport entre les hommes que la politique qu’il décline sous des angles déjà vécus et qui n’ont pas rapproché les populations entre elles, bien au contraire.
Sa vision du Sénégal repose sur une actualité trop fuyante pour consolider cette philosophie senghorienne socialiste que l’on sent par moments : fonds spéciaux, parc automobile et Pastef, entre autres, suscitent plus une vision à court terme. Déjà que son Sénégal émergent manque d’originalité, rappeler la douloureuse parenthèse de ces 17 dernières années n’incite pas à l’optimisme.
Sa troisième voie africaine ne “sera ni le retour au vieux système, ni le prolongement indéfini d’une espérance devenue captive de ses propres contradictions. Elle sera un socialisme républicain, souverainiste, démocratique et ubuntu-social”. Et afin d’éviter toute polémique sur une paternité : “C’est juste pour le brouhaha ça. On ne peut revendiquer une expression aussi générique”. Les alternances sans réalisation que dénonce Abdou Fatah Fall inspirent en effet nombreux d’acteurs politiques qui proposent une troisième voie encriant plus autour de la paternité que du contenu.
Le manifeste_politique_Abdou_Fatah_Fall.pdf
Ma_vision_d_un_Senegal_emergent.docx
Le manifeste politique du 25 août a été distribué sur une short liste de quatre destinataires triés sur le volet. C’est littéralement un véritable pavé qui veut “rentrer dans l’Histoire sans reproduire ses mécanismes”. Ça n’est pas de la poétique. Le draft de son ouvrage en chantier fait encore plus dans la longueur mais pas mieux qui réveille les vieux démons émergents qui n’ont pas amélioré le quotidien des Sénégalais, bien au contraire.
La vision est encore imprécise.
Note d’ouverture — De la vision au destin national
Cet ouvrage n’est ni un programme électoral définitif, ni une succession de promesses chiffrées, ni un traité universitaire. Il se situe à la croisée de la vision historique, de la pensée politique et de l’orientation gouvernementale. Il cherche à répondre à une question qui engage notre génération : comment faire du Sénégal un pays qui maîtrise davantage les conditions de son existence, protège mieux ses citoyens, produit plus de valeur, rend des comptes et contribue à la libération de l’Afrique ?
Une société parasite ceddo ne donne pas de recul à la réflexion prospective. Surtout avec cette alternance en plus que Fatah déplore. S’y arrêter n’ouvre pas l’avenir.
