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Activisme politique ou insanités: “Meere woppaani wiige e winde” Par Habib KÂ, Bureau régional de Matam, Thilogne

Depuis un temps, on note une prolifération d’intrus dans le champ médiatico-politique et, en plus, qui s’auto-proclament activistes.

Si être activiste c’est s’engager, militer pour défendre une cause spécifique, soit nationale, idéologique, syndicale ou communautaire, eux ne sont dans aucun parti, aucun mouvement, aucune organisation, et sont inconnus des bataillons de la société civile.

Interpelés, ils clarifient qu’ils ne sont d’aucune structure de parti, qu’ils ne sont les inconditionnels d’aucun leader et, qu’électrons libres, ils appuient de gré la personne de leur convenance.

Ils ne sont donc pas militants d’une cause, préférant garder leur autonomie pour ne pas être soumis aux rigueurs et contraintes d’une discipline organisationnelle inhérente à tout parti ou mouvement politique.

Du leader qu’ils prétendent supporter, défendre, ils n’en font référence que pour jouer les prolongations des combats épiques que se livrènt chaque jour le pouvoir et l’opposition sur l’arène politique nationale.

Alors, projecteur braqué sur un réduit, leur personne servant de cadre, c’est parti pour une heure, deux heures de live, entrecoupé de “partagez, partagez”, pour un discours boiteux, scabreux qu’ils tiennent aux abonnés voyeurs, friands de sensationnels et de scandales.

Obscénités et insultes, les gens en raffolent et ces nouveaux types d’activistes, l’œil rivé sur le compteur du nombre de vues, rêvent d’entreprises florissantes.

ll faut plus de civilité, de qualité, de dispositions intellectuelles, de discours intelligents, d’une langue  aussi qui survole le petit pays et ses petites communautés pour être blogueur  de  dimension africaine, voire internationale.

Quand des femmes matures qui adorent se faire surnommer « amazones, double-jeeg, triple-lees »s’illustrent dans la ronde macabre des “xaxarkat” de la Diaspora et y consacrent tout leur temps, toute leur âme, et qui ne vivent que pour et par çà, il y’a lieu de quoi s’inquiéter sérieusement pour le Sénégal, installé dans la spirale des insulteurs.

Elles vous font des live de longue durée, elles n’ont que çà à faire, en plus de brûler beaucoup de temps dans des groupes whatsapp pour animer, inter-agir, recueillir des scoops, avant la ritournelle séance de “dagasante”, d’insultes de père, de mère, entre jeegs qui  vivent aux États-Unis, en Europe, curieusement, presque toutes en couple mixte.

Dans une société où la sacralité de la mère génitrice et reproductrice des vertus fondamentales d’une famille, personne ne souhaiterait avoir une grand-mère, une mère  exposée au monde entier.

Personne ne souhaiterait voir sa grand-mère ou sa mère faire les frais de jeegs prêtes jusqu’à déterrer les cafards des folies de sa jeunesse pour les exposer sur le net.

Qu’une jeune fille peulh insulte ouvertement toute une communauté, que des honorables livrent une partie de pugilat dans l’hémicycle, que des mères foulent au pied leur voile protecteur, que les partis politiques laissent prospérer cet ignominie, c’est qu’il est vraiment temps de se désoler  de la pente raide que la société sénégalaise est en train d’emprunter.

Il est vraiment arrivé le moment de s’alarmer. Et que la raison revienne sur les têtes de nos compatriotes femmes.

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