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Wilane – Khalifa: La croisade solitaire contre Macky Sall Par Habib KÂ, Bureau régional de Matam

Abdoulaye Wilane se souviendra longtemps encore de ce samedi noir, 29 mars 2021, jour d’inauguration de l’hôpital régional Thierno Birahim Ndaw de Kaffrine où Macky Sall le destitua au profit de Abdoulaye Saydou Sow, un nouveau promu, transhumant du Parti démocratique sénégalais (PDS), pour un contrôle politique de Kaffrine.

Ainsi va le monde. Wilane, tombeur de la Lionne du Ndoucoumane Mata Sy Diallo, de l’Alliance des Forces de Progrès (AFP) du président Moustapha Niass. Avec la bénédiction du Parti socialiste et de ses alliés, fut le seul pilote à bord de ce département pendant plus de douze ans.

De ce samedi, Wilane apprendra, à ses dépens, qu’il était allé trop loin dans sa croisade solitaire contre Macky Sall, jusqu’à le narguer sur ses convictions intimes : le troisième mandat.

Macky qui interdit à tout collaborateur de disserter sur ce sujet aguicheur, sous peine de perdre son poste ou de se voir exclure.

Abdoulaye Wilane, par le hasard des positions de principe dans le débat politique, est-il en phase, dans ses nouvelles idées avec l’ex-maire de Dakar, parle-t-il le même langage ?

Le porte parole du parti socialiste qui ne reconnaît juridiquement aucun droit à Macky Sall de candidater pour un troisième mandat et qui ostensiblement déclare sa candidature à la présidentielle de 2024.

Pour moins que ce qu’est en train de dire Abdoulaye Wilane, Khalifa Ababacar Sall, continue encore de subir les déboires de son insubordination à l’esprit de parti.

Pour avoir exhorté les cadres de savoir que pour la sauvegarde de l’identité du parti socialiste, un parti qui a traversé les ans et qui a fait quarante ans au pouvoir, pour aucune raison au monde, ne doit marchandiser ses principes fondateurs, renoncer à ses combats, ses idéaux, pour être réduit en porteur de valises d’un autre parti qui bénéficie des privilèges de sa position de pouvoir.

Pour avoir plaidé pour une candidature socialiste présente à la Présidentielle de 2019, toutes les foudres du régime furent braquées contre lui ainsi que les tirs croisés de ses camarades de parti, gage de leur engagement auprès du président de la République Macky Sall.

Pendant tout ce temps, le Parti socialiste (PS), à travers sa direction incarnée par Ousmane Tanor Dieng, Secrétaire général, Aminata Mbengue Ndiaye, présidente des Femmes socialistes,

Serigne Mbaye Thiam, et lui, Abdoulaye Wilane, porte-parole du parti, ils ont assisté. Indifférents, pour ne pas dire complices, par leur silence, au procès de Khalifa Ababacar Sall, refusant de lui apporter le moindre soutien solidaire de frères de parti. Pire, pour donner gage au président Macky Sall, preuve de la sincérité de leur engagement auprès de lui, ils l’ont exclu lui et 64 militants alors qu’il était en train de croupir à la prison de Rebeuss.

Ce même Abdoulaye Wilane passait pour le plus fougueux dans ses attaques contre son frère de parti condamné par une justice expéditive à cinq ans de prison ferme pour faux et usage de faux et le détournement de deniers publics pour un montant de 1 milliard 800 millions de francs cfa de la caisse d’avance de la mairie de Dakar.

Si Wilane, par hasard, voulait se radicaliser dans sa fronde contre Macky Sall, les arguments ne manqueraient pas de fouiller dans sa gestion de 2009 à nos jours, les Inspecteurs généraux d’État, à ses trousses ; ils trouveront toujours comme chez Khalifa Ababacar des motifs de culpabilité, des éléments de gestion anormaux qui l’enverront à un procès et a sa condamnation, comme Khalifa Ababacar Sall.

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