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Unité en perspective des élections législatives-Pouvoir et opposition : un but, une voie Par Sergio RAMOS

Opposition et pouvoir sont lancés dans une véritable course en perspective des élections législatives. Tous les deux camps prônent l’unité pour remporter le graal au soir du scrutin du 31 juillet prochain.

À près de quatre mois des élections législatives, le pouvoir et l’opposition sont à la recherche de la clé pouvant leur ouvrir les portes de la victoire.

Khalifa Sall et ses camarades de la coalition Yewwi Askan Wi se sont mobilisés comme un seul homme lors de la dernière révision exceptionnelle des listes électorales. Pour pousser les jeunes, notamment les primo-votants, à s’inscrire.

Aujourd’hui encore, ils sont sur la brèche pour trouver la meilleure formule. Qui devrait forcément passer par un regroupement au sein de l’opposition. Même si cela ne va pas être une tasse de thé à boire, le responsable au sein du mouvement Taxawu Sénégal pense qu’il faut trouver les moyens d’y arriver. Il est convaincu qu’il y aura toujours des blocages de part et d’autre.

« Ce qui est important, c’est que nous avons deux à trois blocs représentatifs de l’opposition. C’est déjà encourageant. Il urge à présent d’établir des passerelles de discussions pour ratisser large et voir, à défaut de se retrouver dans une seule et unique coalition, comment établir une collaboration avant et après les élections, d’autant plus que l’objectif visé est d’obtenir une majorité parlementaire », souligne-t-il.

Moussa Taye soutient que la coalition Yewwi Askan Wi reste ouverte à tout parti ou mouvement de l’opposition qui accepte de se soumettre à la charte.

C’est également la même perspective que s’ouvre la coalition Benno Bokk Yakaar. Son chef de file, le président Macky Sall, est en pleine carburation pour retrouver un mouvement d’ensemble pouvant lui apporter la victoire, synonyme d’une grande victoire et d’une conservation de sa majorité parlementaire. Dans cette cadence, Macky Sall a envoyé des émissaires dans les 46 départements du Sénégal pour lancer le mot d’ordre.

Dans la circulaire, il est question de « remerciement aux militants et responsables pour leur engagement, et encourager les militants et les responsables à s’unir davantage pour relever le défi qui se manifeste à l’horizon ».

Obligation de revanche

Le président Macky Sall et son camp, quelque peu malmenés lors des élections territoriales du 23 janvier par l’opposition, se retrouvent dans une obligation de revanche. Malgré la perte de grandes villes très significativement représentatives comme Dakar, Guédiawaye, Thiès et Ziguinchor, le pouvoir a relativisé. Benno Bokk Yakaar a soutenu qu’elle avait remporté lors des élections territoriales 80% des suffrages. Ils ont donc un sacré défi à relever.

La victoire aux élections législatives est cruciale pour les deux camps opposés. À près de deux ans de la Présidentielle, l’opposition aura besoin de se rassurer dans sa voie. Le pouvoir pourra se consolider avec une victoire au finish pour lui permettre de préparer sereinement les joutes de 2024. Le camp présidentiel a également le défi du troisième mandat à relever. Le président Macky Sall reste toujours flou par rapport à sa candidature. Une candidature très redoutée par certains observateurs de la scène politique. Dimanche dernier, dans l’émission « Objection » de Sud Fm, l’historien Mamadou Diouf a prévenu qu’une candidature du président Macky Sall ne serait pas une bonne chose. « Si le président Macky Sall décide de se présenter pour un troisième mandat, la région ouest-africaine va exploser. Ça, c’est évident », a-t-il déclaré. C’est dire que le camp présidentiel devrait avoir un autre challenge à relever.

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