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Touba: Le Magal de Touba n’est pas un défi religieux Par Fanny ARDANT

Le Magal de Touba prévue début octobre prochain n’est ni  défi aux autres confréries religieuses, ni une quelconque contexte de quelque autorité politique, bien au contraire, il est une épreuve de la foi qui assure le salut, au sens gréco-romain de santé ( sauvegarde, guérison).

Touba l’affirme haut et ferme : « Nous savons très bien que nous vivons dans un pays qui a ses lois et règlements que nous devons respecter. On ne va jamais faire des choses qui seront en contradiction avec les directives données par les autorités sanitaires ».

Le porte-parole du Khalife général serigne Bass Abdou Khadre a campé le décor : le Magal n’est pas un défi lancé à quiconque, ni aux autres confréries qui célébreront avec Touba le départ en exil du vénérable fondateur du Mouridisme, Cheikh Ahmadou Bamba, ni aux autorités sanitaires dont les recommandations seront scrupuleusement suivies. Au demeurant, les rencontres en circuit fermé (mosquées et réunions préparatoire) ont déjà donné un avant-goût de ce que devrait être le 18 Safar de cette année.

Touba a décidé de s’adapter au contexte sanitaire, mais écarte l’idée de surseoir à l’organisation de son événement phare qui commémore le départ en exil, au Gabon, de Cheikh Ahmadou Bamba. En d’autres termes le grand Magal de Touba sera maintenu. ” Il se tiendra comme prévue au début mois d’octobre”, selon Serigne Bass Abdou Khadre, le porte-parole de Serigne Mountakha Mbacké, Khalife général des Mourides. Ce dernier a également affirmé que l’événement se déroulera dans le respect strict des mesures barrières pour freiner la propagation du Coronavirus.

Quatre millions de pèlerins se rendront début pour célébrer le Magal prévu le 5 octobre prochain. Les décisions des autorités de la ville sainte devraient rencontrer le désir du gouvernement d’assurer les conditions d’hygiène maximales ; ainsi quatre forages, des châteaux d’eau et 55 km de réseau hydraulique seront mis en service d’ici le grand Magal de Touba. L’eau reste en effet la principale préoccupation dans cette période de haute chaleur favorable à la propagation du virus

La fièvre du coronavirus affole en effet les températures. Surtout que les contaminations à vitesse grand V du virus inquiètent au plus haut point au Sénégal. Et voilà que les rassemblements et déplacements constituent un casse-tête pour les autorités sanitaires.

Notons que Tivaouane maintient toujours la fermeture de ses mosquées et Daaras. Et ce malgré, la déclaration du chef de l’Etat, Macky Sall, d’alléger les restrictions liées au couvre-feu et à l’état…

 

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