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Son immunité parlementaire levée, Sonko vers l’abattoir ? Mame Gor NGOM

Ousmane Sonko dans les pas de Karim Wade et de Khalifa Sall ? Tout porte à le croire à la suite de la levée de son immunité parlementaire le 26 février 2021. Le juge d’instruction pourrait lui délivrer un “mandat d’amener”. Et il devrait répondre. De gré ou de force.

“M’arrêter le plus rapidement possible, décerner un mandat de dépôt, ouvrir une instruction non limitée dans le temps pour me laisser pourrir et me radier de la liste électorale, et ternir mon image auprès des Sénégalais : voilà l’objectif de Macky Sall ». Déclaration d’Ousmane Sonko le 25 février 2021 au siège de son parti. Avant de faire un appel au « droit constitutionnel, naturel et individuel de résistance à l’oppression ».

Ce 26 fevrier 2021, l’Assemblée nationale a levé l’immunité parlementaire du leader de Pastef. Épilogue d’une procédure enclenchée le 9 février. C’était au cours d’une session plénière mouvementée à huis clos. La presse était indésirable mais la séance a été filmée par Mame Diarra Fam, tonitruante député de l’opposition, notamment du Parti démocrate sénégalais (Pds). Sonko dévêtu, place maintenant à la justice d’imprimer son rythme.

Sonko a certes annoncé que ses avocats ont saisi le premier président de la Cour d’appel pour récuser le juge Mamadou Seck du huitième Cabinet, mais s’il refuse de répondre au juge d’instruction, celui-ci, après avoir avisé le Procureur, peut décerner un mandat d’amener. Une procédure coercitive car le concerné a l’obligation de répondre pour ne pas être amené manu militari.

En des termes simples, il peut être cueilli de force chez lui. Le cas échéant, on s’achemine vers une confrontation entre les partisans d’Ousmane Sonko et les forces de l’ordre. Comme c’était le cas le 8 février dernier.

Le Devoir

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