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Récurrence des démissions: Rewmi, le mouvement perpétuel Charles SENGHOR

Le parti Rewmi connaît encore des départs. Mais, malgré ces démissions qui ont jalonné son existence, Idrissa Seck a toujours su dénicher des talents pour les remplacer.

Créé le 2 octobre 2006 après de épreuves traversées, allant de la chute politique à la prison, par son leader,  e Rewmi ne cesse d’être secoué : des responsables de premier ordre n’arrêtent pas de descendre de la barque conduite par Idy pour aller voir ailleurs. C’est le cas aujourd’hui de Déthié Fall qui vient de lancer une formation politique, de Badara Gadiaga, membre du Secrétariat national et de la Cellule de communication du Parti Rewmi et de Lamine Badji, Coordonnateur départemental de Rewmi Bignona.

En politique, c’est l’addition, le plus grand nombre qui compte. Donc, même en perdant un seul membre, on peut le regretter. Mais, de tous ces militants et responsables politiques qui viennent de démissionner de Rewmi, on ne leur connaît pas une base aussi importante pouvant faire basculer le Rewmi. C’est peut-être pour cette raison que les partisans d’idrissa Seck à Saint-Louis ont déclaré que le départ du député Déthié Fall n’aura aucun impact majeur sur la marche du parti.

Capacité à rebondir

Même si ce n’est pas de gaieté de cœur qu’il se sépare de ses partisans, Idrissa Seck, habitué à ces coups politiques depuis la création de son parti, ne devrait pas se morfondre dans son coin.

En quittant la coalition Benno bokk yakaar et le gouvernement en 2013, les ministres issus des rangs de son parti l’ont lâché. Il s’agit de Pape Diouf, d’Omar Guèye. S’ensuivra le député Oumar Sarr en pleine plénière à l’assemblée nationale, privant Idrissa Seck d’une voix pour avoir un groupe parlementaire. D’autres départs marqueront toujours l’existence politique du parti Rewmi sans le désagréger fondamentalement. Abdourahmane Diouf, tout-puissant porte-parole de Rewmi, s’active dans la création d’une formation politique, moins d’un an après son départ. Sa directrice de campagne de l’élection présidentielle de 2012, en l’occurrence Léna Sène, fait partie de ces illustres grosses têtes que l’ancien Premier ministre a vu partir.

Mais Idrissa Seck connu pour sa capacité à dénicher des talents ne devrait pas tarder à trouver des remplaçants pour combler ces départs. « Le départ de Déthié Fall n’a pas d’impact majeur ; il ne peut pas nous freiner. Comme vous le savez, les départs sont généralement beaucoup plus médiatisés que les entrées. Mais, je peux vous informer que nous avons enregistré, ces derniers jours, un très grand nombre d’adhésions et on continue d’en enregistrer », a assuré Daouda Bâ, porte-parole national du Parti Rewmi. « Nous sommes en train d’accueillir ces nouveaux venus mais également de renouveler les structures du parti. Cette restructuration a d’ailleurs débuté depuis le mois de novembre 2020 », a-t-il ajouté.

Pour la reconquête du pouvoir ? En revenant pour accompagner le président Macky Sall, rien n’est moins sûr. Des voix s’opposent à une autre candidature du président, estimant qu’il n’a plus aucun droit de briguer un autre mandat. Macky Sall lui-même aurait confié à la Société civile qu’il a rencontrée dans le cadre de l’apaisement après les événements violents du 3 au 8 mars, qu’il n’a jamais dit qu’il briguerait un troisième mandat. Et si Idrissa Seck, président du Conseil économique social et environnemental (Cese) était la botte secrète ?

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