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Parcours: Mme Dior Sene Diouf, Directrice des nouveaux projets de l’APIX Ndeye Fatou DIONGUE

« Mon engagement politique résulte de mon désir de participer à l’amélioration de la vie quotidienne de mes concitoyens ! »

Voici le parcours d’une grande dame pour qui le retour au bercail et l’insertion professionnelle n’ont pas été choses aisées. Cependant, Mme Diouf a su rester battante jusqu’au bout des ongles pour réussir à devenir ce qu’elle est aujourd’hui. Fervente musulmane, Mme Dior Sène Diouf éprouve un amour inconditionnel pour sa religion. Avec son engagement politique, elle ne cible pas forcément un genre en particulier même si l’autonomisation des femmes lui tient à cœur…

Présentation

« Je me nomme Dior Sène Diouf, je suis mariée et mère de quatre jolies petites filles. J’habite Dakar depuis dix ans. Actuellement, je suis la Directrice des nouveaux projets de l’APIX.

Etudes et expériences professionnelles

Pour ce qui est de mon cursus scolaire, j’ai étudié au Sénégal jusqu’en troisième secondaire pour quitter pour la France où j’ai passé trois ans à l’internat : de la seconde à la Terminale B.

Après le Bac, j’ai quitté pour le Canada. Vu la différence de programme, j’ai dû faire une année de prépa, avant d’intégrer l’école des Hautes Etudes Commerciales de Montréal (HEC) d’où je suis sortie diplômée en Administration des affaires.

Mes premières expériences de travail ont donc naturellement eu lieu au Canada, plus précisément à Ottawa. Mon premier poste a été dans un organisme communautaire qui œuvrait dans le domaine d’accompagnement de femmes monoparentales qui désiraient intégrer le marché du travail.

J’ai adoré cette première expérience qui m’a permis de développer plusieurs aptitudes telles que le sens de l’écoute, le coaching de groupe mais surtout la capacité à redonner l’estime de soi à des femmes qui l’avaient perdue depuis fort longtemps.

Après cinq ans dans cet organisme, j’ai fait des concours pour intégrer la Fonction publique canadienne que j’ai rejointe comme analyste financière junior.

Deux ans plus tard, un autre concours me permit de passer sénior et de travailler à Revenu Canada jusqu’à mon retour au Sénégal en septembre 2011.

Ma recherche de travail d’alors a abouti à un poste de chargée de missions pour la DGA. Six mois plus tard, je passais chef de département aux Ressources humaines d’abord puis à la Direction de l’environnement des affaires pour passer Directrice il y a quelques mois.

Quels sont vos échecs et difficultés que vous avez rencontrés ?

La principale difficulté est intervenue lors de mon retour au Sénégal. L’intégration après autant d’années à l’étranger n’a pas été facile. Trouver un poste à mon niveau n’a pas été simple, que cela soit mentalement, ou financièrement. J’ai dû accepter d’être rétrogradée juste pour pouvoir intégrer la structure parce qu’à l’époque, il n’y avait que ce poste de disponible. Heureusement, moins d’un an après, j’ai pu faire mes preuves et changer de poste.

Quels sont vos réussites et vos plus beaux moments ?

Pour ce qui est de mes réussites, je dirai que c’est la prise de conscience que j’ai faite, il y a à peu près dix-neuf ans (19) et qui a donné un nouveau tournant à ma vie.  J’ai découvert la beauté de ma religion et j’ai décidé de donner à Dieu le rôle central. Depuis lors, je m’évertue à vivre selon les principes de l’Islam et à montrer qu’il n’y a aucun complexe à avoir à vivre de façon moderne tout en intégrant les préceptes religieux. Et plus important : je fais des émules, ce qui m’encourage davantage.

Parlez-nous de votre vie familiale et sociale

Pour ce qui est de ma vie familiale, je me force pour que ma vie professionnelle n’empiète pas trop dans mon équilibre familial. Il s’agit de s’organiser et de donner le temps qui sied à chaque sphère. J’ai aussi très tôt responsabilisé mes filles. Très vite autonomes, elles m’ont facilité davantage les choses.

Quels sont vos qualités et vos défauts ?

D’après mon entourage, ma principale qualité est la générosité. J’aime partager. J’aime aider.

Mon principal défaut est l’impulsivité. J’ai du mal à garder mon calme face à certaines situations telle que l’injustice.

Quels sont vos combats et projets en tant que responsable politique ?

Tout d’abord, mon engagement politique résulte de mon désir de participer à l’amélioration de la vie quotidienne de mes concitoyens. Notre Saint Prophète (psl) a dit que le meilleur des hommes est celui qui est le plus utile à sa communauté. C’est la raison pour laquelle j’essaie, à travers mon engagement, d’avoir un impact positif sur ma communauté.

Je ne cible pas forcément un genre en particulier, même si l’autonomisation des femmes me tient à cœur. Je suis membre de la structure des cadres de mon parti et je participe ainsi à faire évoluer la cause des femmes en proposant des réformes et en militant pour toutes actions susceptibles de faciliter cet objectif.

Quel message lancez-vous à la Jeunesse ?

À la jeunesse, je lance un message d’espoir, de courage et de foi. Je suis consciente que les conditions ne sont pas faciles, mais j’invite les jeunes à se battre et à ne surtout pas baisser les bras.

Je les invite à se former et à veiller à choisir des filières en adéquation avec les réalités de l’heure. Des métiers nouveaux pointent à l’horizon, il faudrait saisir ces nouvelles opportunités.

Et pour ceux qui sont plus courageux, se lancer sur les voies de l’entreprenariat en s’approchant des structures dédiées pour un accompagnement technique et/ou financier.

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