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Non-respect de l’ordre établi: Quand les Sénégalais aiment jouer avec le feu Charles SENGHOR

Souvent réfractaires à l’ordre établi, les Sénégalais courent très souvent des risques. Le refus du respect du port du masque en est une parfaite illustration.

Depuis le mois de mars dernier, le Sénégal est confronté, à l’image de la planète entière, à la crise sanitaire causée par la pandémie du Coronavirus. Le vaccin pour l’arrêter n’existant pas encore, les autorités sanitaires préconisent la prise en compte de certaines mesures barrières comme le lavage des mains, le port du masque, la distanciation physique, entre autres.

Si certaines recommandations semblent très difficiles dans notre contexte pour les Sénégalais, notamment dans les transports en commun, comme la distanciation physique, d’autres sont plus faciles à appliquer. C’est le cas du port de masque. Mais les populations, en tout cas pour la majeure partie, semblent indifférentes aux instructions.

Les pouvoirs publics ont dû, avec la recrudescence des cas de Covid -19, renouveler le contrôle dans les places publiques, les transports, pour faire appliquer le respect des consignes nécessaires pour faire face à la propagation de la maladie. Mais cette nouvelle démarche ne semble pas avoir d’effets. Les gens continuent de s’attrouper, d’ignorer le port de masque, préférant les mettre dans les poches, dans les sacs, ou simplement les fixer au niveau du menton.

Dans les transports, beaucoup attendent le contrôle des forces de l’ordre et de sécurité pour ajuster ces moyens de protection.

Ces comportements ne doivent pas étonner. Les Sénégalais se moquent le plus souvent éperdument des dangers qui les guettent.

Après le naufrage du bateau « Le Joola » avec un bilan macabre de près de deux mille personnes, les mauvais comportements, en l’occurrence les surcharges responsables de cette tragédie, n’ont jamais disparu. Sur la route, les chauffeurs ne sont jamais exempts de reproches, sous le regard des autorités en charge du secteur d’activités, avec des épaves roulantes.

Il n’est pas rare, dans la circulation même, en pleine autoroute, de voir des chauffeurs, s’affairer autour de leurs téléphones. Des comportements entretenus par la mise en avant de la fatalité.

Les automobilistes roulent à des vitesses indues, parfois encouragés par les passagers, pourtant menacés par ces pratiques irresponsables, irrégulières et même dangereuses, qui incitent parfois la construction de ralentisseurs.

Les rues, les places de rassemblement sont jonchées de saletés. Il est fréquent de voir des gens jeter n’importe quoi par terre. Les murs sont souvent les lieux privilégiés de certaines personnes pour déposer les urines. Dans les coins de rues aussi, certains n’hésitent pas à y déposer nuitamment des déchets ménagers.

Ces comportements suicidaires ne sont pas exhaustifs.

Des actes du même genre continuent de s’étendre à longueur de journée. Puisque, faute de surveillance, les propriétaires de maisons prolongent leurs murs. Les marchants ambulants ou fixes obstruent les trottoirs, obligeant les piétons à se partager les  routes avec les véhicules.

Autant d’actes où tout le monde (l’autorité publique qui ne fait pas appliquer l’ordre établi, les populations qui se moquent parfois éperdument des dangers qui les guettent au quotidien) est complice, le retour des valeurs doit une priorité. Histoire d’éviter certaines vraies fausses surprises.

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