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Locales 2022: La violence inquiète Sergio RAMOS

Faut-il organiser les états généraux de la politique ?

Il y a eu trop de passion dans le cadre des opérations de révision des listes électorales qui s’est achevée le 8 septembre dernier ; cette ligne droite vers les Locales du 23 janvier 2022 a révélé que la tension est en train d’engendrer un engrenage qui risque d’aller crescendo. La classe politique devrait s’asseoir autour d’une table pour revenir aux fondamentaux pour éviter d’arriver à des situations regrettables comme celles que le Sénégal a connues au mois de mars dernier. Près d’une dizaine de citoyens y avait perdu la vie.

Les élections locales sont prévues dans près de quatre mois, exactement le 23 janvier 2022. Dans cette perspective, la tension monte, notamment dans le cadre de la révision exceptionnelle des listes électorales. En raison des certificats de résidence et des supposés transfert d’électeurs, les violences verbales et parfois physiques aussi sont notées.

L’administration territoriale accusée de « partialité » dans sa mission régalienne, dans le cadre de la révision exceptionnelle des cartes électorales, est à l’origine de cette situation électrique.

Partout des bagarres sont notées. A la préfecture de Ziguinchor, des militants de Pastef et ceux de l’Alliance pour la République (Apr) proches de Doudou Kâ se sont affrontés vendredi 03 septembre dernier. Accusés d’avoir fait transférer des militants pour les faire inscrire dans la commune de Ziguinchor, les “apéristes” ont battu en brèche les allégations. Les échauffourées ont même occasionné le blocage des inscriptions. À Matam aussi comme à Kaffrine, les mêmes récriminations ont été entendues.

Barthélémy Dias assume pleinement sa responsabilité de vouloir imposer à l’administration le respect de la loi et la réglementation. Samedi dernier, le maire de Sicap Sacré-Cœur Mermoz a été à l’origine d’échauffourées à la sous-préfecture de Grand-Dakar où il était allé pour faire l’état des lieux, selon ses termes, sur la campagne de « transfert d’électeurs qu’il a dénoncée ».

Bien avant cette montée d’adrénaline, le chef de file de Pastef/Les patriotes avait invité les Sénégalais à bloquer les bureaux d’inscription s’ils voient des irrégularités.

La classe politique devrait privilégier aujourd’hui le dialogue pour permettre à l’administration et à ses différents démembrements de jouer pleinement leur rôle.  Cela pourrait aller aussi de la sensibilisation des citoyens sur les vrais enjeux électoraux très loin de ce qui est en train d’être observé aujourd’hui dans le pays.

Suite logique

Cette violence est une suite logique de celle constatée lors de la tournée économique du président de la République dans le nord du pays, au mois de juin dernier. Des nervis ont attaqué les citoyens soupçonnés d’être des opposants au régime de Macky Sall.  Le pire est que cela s’est fait devant des forces républicaines spectatrices.

Et aujourd’hui, en raison des enjeux des échéances électorales à venir, les violences vont aller crescendo. Des citoyens, estimant que les autorités compétentes ne jouent pas correctement lors rôle sont dans une dynamique de se faire justice, suscitant des situations électriques.

Si on n’y prend garde, la situation pourrait devenir incontrôlable. C’est pourquoi, il serait temps d’appliquer la maxime selon laquelle il vaut mieux prévenir que guérir. Cela permettra au pays d’éviter la violence sans nom qui a occasionné la mort de près de 14 personnes suite à l’affaire Ousmane Sonko, accusé par une jeune masseuse de viol dans un salon de beauté.

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