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La motivation des jeunes en entreprise: Entre doutes, paresse et méfiance… Chérifa Sadany Ibou Daba SOW

Engouffrés dans la paresse, logés dans le paraître, les jeunes veulent proposer une vision différente du travail. Malheureusement la motivation leur manque. Importance : elle leur permet de s’insérer davantage en entreprise et de considérer le travail.

Le manque de professionnalisme lié à l’emploi des jeunes se matérialise par la paresse dans le travail : faute du clientélisme ou népotisme. La plupart des jeunes ne sont pas recrutés à la base de leurs compétences. Les conséquences restent nombreuses et néfastes dans l’évolution économique et professionnelle.

Selon le conférencier Simon Sinek, trois-quarts des jeunes ne font pas confiance au monde du travail. Pourtant, ils espèrent un avenir meilleur.

Confort sans effort…

C’est bien dommage que le statut d’importance accordé au travail ne se retrouve plus chez les jeunes hautement diplômés. L’autre partie qui voit le travail comme un moyen de gagner de l’argent regrette alors le mode d’épanouissement personnel. En général, le monde de l’entreprise comme le considère Henry Fayor peut paraître stressant même si des règles apportant la rationalité dans l’entreprise est établie. Mêmement avec l’application de la pyramide des besoins développés par Abraham Maslow, qui consiste à identifier et satisfaire les besoins des employés pour qu’eux aussi satisfassent ceux de l’entreprise, certains continuent de fainéanter.

En outre, les conditions sociales dans lesquelles la jeunesse procrastinante évolue ne sont pas les mêmes que celles dans lesquelles elle vit. Cette même jeunesse compense la pression quotidienne par des loisirs qui lui permettent d’évacuer le stress dans la vie personnelle et professionnelle. Ceux qui ne savent ni faire la part des choses ni proportionner plongent définitivement dans la fainéantise qui découle de plusieurs facteurs. Environnemental : l’exemple d’un jeune ambitieux qui se rend compte que la réalité de la pratique en entreprise est complétement à l’opposé de la théorie, et que le cadre du travail n’offre pas de conditions sine qua non, motivantes, ce jeune risque de tomber dans la paresse. L’autre chose, le facteur personnel : Tomber dans la paresse ici va de soi. L’absence de l’auto-motivation et la passion dans le travail peut rendre fainéant. Certains ne peuvent pas partir de rien et monter les échelons pour avoir une bonne carrière. Parfois, soit c’est leur égoïsme et intolérance qui sont la cause, soit ils sont juste paresseux et incapables de se battre pour se faire une place dans le marché du travail. Souvent idéalistes, mais ils préfèrent user leur énergie dans les loisirs et cela aux heures de travail (l’addiction aux notifications des réseaux, dormir dans les bureaux, créer des conflits interpersonnels, etc.).

Ensuite, il y a le facteur socio-économique qui n’est souvent pas tenu en compte. Il s’agit des Top managers. Est-ce qu’ils ont une bonne politique de la gestion du personnel assez motivante pour chasser l’esprit de paresse dans les entreprises ? D’habitude non !  Ils ne tirent pas avec énergie sur le levier adapté pour obtenir un système de motivation. Ce dernier consiste à favoriser une dynamique relationnelle forte entre les collaborateurs pour créer un sentiment d’appartenance, et à mettre en évidence la volonté d’agir sur l’état d’esprit et la qualité de relation au sein de l’équipe.

Tout est dans le rythme !

L’emploi ne manque pas, c’est la sous-estimation de métier qui handicape. Il est noté, chez les jeunes, une rude compétition sur le paraître (le plus bel appartement, la plus belle voiture, l’habillement, smartphone) plutôt que sur le domaine de l’entreprenariat. Malheureusement la jeunesse dépense plus d’effort dans la quête que dans la sauvegarde d’emploi. D’où la recrudescence des problèmes liés à l’emploi des jeunes…

Cependant, pour la lutte contre la paresse en entreprise, il serait pratique de former les jeunes dans la culture de maison et dans la manière de considérer le travail, les initier dans l’esprit d’équipe, de co-construction. Au niveau du management, la responsabilité des top managers dans ce malaise est identifiée chez chaque employé : ce qui le motive, analyser de manière objective les déterminations de cette motivation en se référant sur le model d’Éric Berne (les différents types de personnalité), et se retenir de tout commentaire désobligeant sur le travail à achever par l’employé pour empêcher ce dernier à devenir un réfractaire à l’effort.

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