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Encore des violences politiques: Assez de ces politiciens à la courte vue ! Sergio RAMOS

Le Sénégal n’en finit pas des comportements de ses hommes politiques dont la violence est le seul moyen pour atteindre leurs objectifs.

Les événements du mois de mars sont encore vivaces dans la mémoire collective des Sénégalais. Une douloureuse période pendant laquelle quatorze (14) jeunes Sénégalais ont été arrachés à la vie à la fleur de l’âge. Parce qu’un politicien appelé devant les tribunaux suite à des accusations de viol a invité les jeunes dans la rue.

Neuf mois après les douloureux événements de mars, exactement le 10 novembre, les mêmes politiciens ont encore voulu récidiver en appelant à la « résistance » parce qu’un des leurs encore a été convoqué en appel au Tribunal pour une affaire de meurtre.

Pour prendre en otage les Sénégalais, ces politiciens qui se croient investis d’un pouvoir messianique ont appelé « à la résistance », obligeant des jeunes à perturber, avec eux, la quiétude d’honnêtes citoyens désireux de vaquer tranquillement à leurs occupations.

Le comportement de ces politiciens était une simple provocation. En quittant la Sicap Sacré-Cœur, chez Barthélémy Dias, la décision du report du recours en appel était déjà prononcée et rendue publique. Sous la complicité de ses camarades, Malick Gakou, Ousmane Sonko qui l’ont accompagné dans son cortège, Barthélémy Dias a décidé de forcer les limites établies par les forces de l’ordre et de sécurité. Créant le boucan dans de nombreuses rues de Dakar, empêchant d’honnêtes citoyens, de loin étrangers à ce jeu politicien, de vaquer tranquillement à leurs préoccupations.

Les politiciens ont cette manie de se relever de leur sommeil à la veille des élections pour créer des tensions artificielles. En utilisant des jeunes qui rêvent pourtant d’un avenir meilleur à travers des formations, la recherche de la connaissance ou simplement de soutiens, quelle que soit l’origine (pouvoir ou opposition).

Mais que nenni ! Ces politiciens à la vue très courte de l’avenir des Sénégalais ont d’autres visées. Différentes de celles de la majeure partie des Sénégalais.

À travers ces postures, ils montrent carrément que les intérêts des Sénégalais ne sont pas leur priorité. Ils sont tous préoccupés par des intérêts personnels, pouvant leur permettre de se servir d’eux et non de les servir.

Aujourd’hui, on entend encore ces politiciens appeler les populations à la « résistance ». Or, après la prise du pouvoir, elles sont vite abandonnées à leur propre sort. C’est la chanson de 2012 qui revient aujourd’hui avec des gens qui promettent de changer la gouvernance alors que les actes posés les trahissent. Ceux qui sont en place depuis 2014 ou même 2009 dans la gouvernance locale n’ont pratiquement rien apporté de plus. Ils font du surplace. Et pourtant, ils s’agrippent à leur poste en demandant un autre mandat.

Jusqu’à quand ces politiciens, dans leur entièreté, vont-ils continuer de prendre les populations pour des jouets ou du citron à presser et à jeter ?

Basta ! Assez de ces petits politiciens aux calculs journaliers avec des prétentions démesurées et trompeuses.

D’ailleurs, les défenseurs des droits des enfants devraient prendre en compte le cas des enfants de Barthélémy Dias exposés mercredi dernier devant le danger. La voiture du leader du Grand parti transportant les enfants du maire de Sicap Sacré-Cœur Mermoz a été attaquée et caillassée. Cette attitude montre encore une fois jusqu’où nos politiciens sont capables d’utiliser n’importe quel moyen pour atteindre leurs objectifs. En 2012, Macky Sall avait mobilisé les jeunes. Avant lui, Abdoulaye Wade avait le même comportement. Et jusque-là, rien ne change. Malgré la disparition tragique de Mamadou Diop à la place de l’Obélisque et bien d’autres jeunes Sénégalais dont la seule ambition est de voir leur pays changer en commençant par les comportements.

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