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En politique, Wade a toujours raison: Mac(k)y Sall, un K qui déteste les K De notre correspondant en France, Tidiane SENE, Toulouse

En fin praticien du droit et de la science politique, vu sa longue expérience sur le landerneau politique paraphée de bonne morale et de sagesse, de finesse doublée d’une vision sans commune mesure, Abdoulaye Wade, de par les actes qu’il pose, montre à chaque fois que de besoin qu’il est un visionnaire accompli.

Abdoulaye Wade

Il y a trois ans de cela, en débarquant au Sénégal après une longue absence, il proposait à l’opposition non seulement de ne pas aller aux élections organisées par le pouvoir « marron », mais de refuser à ce qu’elles se tiennent. La raison était que les dés étaient pipés et que de telles joutes ne seraient qu’un simulacre d’élections.

Mais des incrédules et apprentis politiciens avaient donc pensé le contredire, en allant à des joutes électorales organisées par le chef du parti au pouvoir.   Malheureusement, tous les candidats furent choisis sous la volonté du prince. Résultat des courses : ils se retrouvèrent avec des résultats très faibles et battus à plate couture dès le premier tour.

Aujourd’hui, avec le report des locales qui auront une incidence certaine sur les législatives et présidentielle à venir, Macky Sall continue de donner raison à l’ancien président Abdoulaye Wade. Le leader du PDS a fabriqué l’actuel chef de l’Etat, mais il ne lui pas donné l’occultisme de la roublardise politicienne à laquelle ce dernier perfectionne.

Mac(k)y Sall est un cas qui visiblement déteste les (K) à l’image de (K)arim Wade, (K)halifa Sall ou d’Ousmane Son(k)o ; mieux : celui qui avait décidé de réduire le PDS à sa plus simple expression a bien fini par démanteler partiellement l’opposition au moment où rien ne garantit encore que le parti de Wade soit totalement vaincu malgré ses multiples défections.

D’autre part, les prédictions d’Abdoulaye Wade contre Madické Niang souffrant en son temps de l’épée de Damoclès agitée au-dessus de sa tête s’étaient avérées exactes : après avoir rompu littéralement son accompagnage avec son mentor parce qu’épuisé d’être mis en joue sous la mitraille du pouvoir, il cessa d’entonner son fameux refrain « Fi Tocc Na », avant d’aller se cacher derrière un semblant de plan B ignominieux et d’ailleurs très mal conçu. En cela, Madické traduisait clairement son impuissance à résister au courroux du régime compresseur de l’APR.

Apparait alors le dernier des dribbleurs politiques qui hésita longtemps avant de déposer ses baluchons chez son ami de toujours. Omar Sarr, puisque c’est de lui qu’il s’agit, ne le cachait pas. Oumar ressassait toujours son amitié qu’il ne cachait pas vis-à-vis de celui-là qui était censé être son adversaire politique potentiel, surtout en ces dures périodes du PDS alors qu’Abdoulaye Wade lui faisait une confiance aveugle pour diriger son parti. Oumar Sarr montra beaucoup de signes avant-coureurs d’un solitaire nostalgique de ses anciennes amours de ministre avant de “transhumer”.

Pour toutes ces raisons, Wade reste le seul génie politique à pouvoir donner les meilleures orientations et prévenir de l’avenir politique de l’opposition au Sénégal.

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