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La Ligne du Devoir

Diouf Sarr, homme de l’année, « sue cent et ohooo »: « Tonnerre de décembre promet beaucoup de vent pour l’an suivant. … » « Le Devoir » le consacre homme de l’année.

Lui d’habitude si posé a étonné le 8 décembre avec cette gueulante du confinement ou du couvre-feu.

Même s’il tempère aussitôt avec ses « si », le coup de …cent n’est pas passé inaperçu : la brusque montée d’adrénaline vient de ce tonnerre de décembre quand les chiffres des contaminations au Coronavirus refusent de descendre à moins de cent, après une trop longue accalmie entre septembre et la Toussaint.

A la Tabaski déjà, après quatre mois de pandémie du Coronavirus, on le sentait exténué avec cette supplique à célébrer le sacrifice d’Abraham in situ, au moment où la pandémie du Coronavirus faisait rage. Imaginez alors son état d’esprit dix mois après l’apparition du Coronavirus et son espoir déçu avec la menace d’une seconde vague qui a mis le gouvernement sur le qui-vive, après une guerre que l’on avait cru gagnée à force d’imagination, de sacrifices de la Nation dans ses différentes composantes.

Abdoulaye Diouf Sarr est en effet passé à tous les états avec la pandémie du Coronavirus : gazeux, liquéfié, solide dans ses convictions que le Sénégal remportera la bataille contre le virus grâce à l’intelligence de ses fils. Et la victoire était là, visible, surtout après octobre. Une bataille, mais pas la guerre : le proverbe français qui veut que « Tonnerre de décembre promet beaucoup de vent pour l’an suivant » rejoint en effet la crainte du président Macky Sall sur le plan économique que les efforts financiers supplémentaires de la fin-décembre soient sensiblement les mêmes que ceux de l’année qui vient ; ajoutés à l’immense trésor de guerre qu’il a fallu trouver en mars 2020 avec l’arrivée du Coronavirus, on peut comprendre l’insistance itérative du président de la République avec ses cris d’orfraie en conseil des ministres. Même si elle peut paraître suspecte qui semble rejeter la responsabilité sur d’autres.

La sanction populaire est pourtant déterminante en dernier analyse : le plébiscite est  unanime sur  le Pr Moussa Seydi et le ministre Abdoulaye Diouf Sarr pour la bonne gestion de la pandémie : la courroie de transmission (le ministère politique) a servi aussi de plateau technique au monde médical sénégalais pour traduire en acte la vision du président de la République : Abdoulaye Diouf Sarr a su mobiliser les troupes par la stratégie fort imagée d’un présentiel stimulant sur l’ensemble du territoire national.

Des sources indépendantes et crédibles ont déjà apprécié l’originalité du Sénégal dans la lutte mondiale contre la pandémie : elles ont analysé avec objectivité la stratégie imaginée par les pouvoirs politiques sénégalais et la réaction du corps médical sénégalais qui a su compenser par son imagination la modestie des moyens mis à disposition ; et cela a permis l’essentiel : sauver des vies utiles à elles-mêmes, à leurs proches, à la leur Nation, à l’humanité qu’elle ont renseigné sur la réalité de la science : donner et prolonger la vie. Abdoulaye Diouf Sarr étant ministre a été utile.

« Le Devoir » le consacre homme de l’année.

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