GMT Pile à l'heure

La Ligne du Devoir

Ababacar Sadikh Bèye: Un statisticien-démographe doublé d’un esprit managérial gagnant P. MBODJE, avec Ndiapaly GUÈYE

L’immigré se jette

â l’eau à la vue du rivage

La partie de son histoire de vie qui pourrait susciter beaucoup de sympathie auprès des lecteurs et des électeurs, ce devrait être la parenthèse de l’immigration.

Quelle période  ? Pourquoi ?

De quoi a-il vécu ? Qu’est-ce qui l’a décidé à rentrer ?

Ababacar Sadikh Bèye n’a pas voulu répondre au protocole qu’il avait pourtant approuvé « indeed ».

Ce qu’on sait, par contre, c’est qu’il voulait renforcer ses capacités pour être utile à son pays, quitte à verser dans la clandestinité. Et c’est là que l’Oracle se réalisa.

Le su : son  principal fait d’arme aura été de finaliser le 13 octobre dernier à Dubaï le projet controversé du port de Ndayane. Autre fait connu : sur la rampe depuis 2017 avec le mouvement « Génération Sénégal émergent » créé pour œuvrer dans le social au profit des populations de Dieuppeul-Derklé, il se lance aujourd’hui dans les eaux troubles de la politique, face à un redoutable ténor. Cheikh Guèye rassuré par son calme, son sérieux, sa fidélité à ses idéaux.

Maire d’une zone de tempête avec le derby éternel entre Wali Daan et Dékheulé, il bénéficie aujourd’hui des troubles de Benno favorables à ceux qui prônent désormais la rupture.

C’est dire que les eaux du port ne suffiront sans doute pas pour éteindre le feu de la bataille qui se prépare pour un Bèye tout aussi pondéré que Guèye qui pourrait cependant se laisser déborder, comme avec Doudou Kâ à Ziguinchor.

Clandestin par nécessité

Afin de mieux être utile à son pays, Ababacar Sédikh Bèye s’est lancé dans la clandestinité pour  renforcer ses capacités : diplômé en Méthodes, statistiques et économétrie en France, il s’est senti insuffisamment outillé. Pour servir le Sénégal, il lui en fallait toujours plus : toujours plus haut, plus loin, plus grand, comme le tgl de l’ingénieur. D’Aix, il se retrouvera avec 15 années d’expérience dans la modélisation statistique aux États-Unis.

Ababacar Sadikh Bèye avait pourtant une base solide. S’il en voulait encore, il ne savait cependant pas que les Américains étaient à un cran au-dessus et qu’il fallait une bonne base informatique qui était à la mode pour celui qui avait reçu une formation d’économètre statisticien et ne parlait un traître mot en anglais. Bonjour la galère :  « C’était très difficile », a-t-il lui-même reconnu. Heureusement, comme à Delphes avec Œdipe, il reçut l’Oracle qui lui prédit le plein emploi.

Le témoignage de Ndiapaly Guèye, qui a initié cet article :

« L’homme impressionne par sa netteté, son calme  olympien qui renvoie facilement au flegme britannique. Son cheval de bataille sur lequel il s’est toujours mis au galop en s’y agrippant comme à la prunelle de ses yeux reste le sens de l’organisation et de la méthode. Il aura partout imprimé cette posture gagnante au cours de ses trajectoires d’abord comme étudiant à Aix-en-Provence, ensuite comme immigré. Sa vie professionnelle débutera dès son retour au bercail au Sénégal. D’abord à l’agence nationale de la statistique et de la démographie (ANSD) puis au port autonome de Dakar (PAD), comme directeur. Partout où il aura passé, Bèye  laissera des empreintes indélébiles avec des résultats largement au-dessus des attentes. Bèye est vraiment le ticket gagnant sur qui le président Macky Sall continue de miser pour dérouler ses plans répondant parfaitement à la mise en œuvre effective de sa vision. Bèye c’est l’éthique (Jomm-Jomm, Russ naako). Tant que la personne s’appuie sur ces valeurs morales intrinsèques, fondamentales dans nos sociétés, il n’y a aucune raison que ça ne puisse marcher. La seule et unique école où l’éthique est enseignée, c’est la cellule familiale. Malheureusement, face aux multiples dislocations dans nos familles respectives, cette valeur fondamentale est devenue une denrée très rare. Après le port minéralier de Bargny, celui de Ndayane est en cours de finalisation. Ababacar Sadikh Bèye est vraiment l’homme qu’il faut à la place qu’il faut pour booster notre émergence tant souhaitée par monsieur le président Sall.

Bon vent,  monsieur le directeur général du PAD ».

%d blogueurs aiment cette page :