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A quatre mois des élections Locales et Territoriales: Unité presqu’impossible au sein de l’opposition Sergio RAMOS

Malgré sa volonté commune de bouter Macky Sall et son camp hors du pouvoir en commençant par les élections locales et territoriales, l’unité de l’opposition reste une équation presque impossible à résoudre.

A près de quatre mois des élections locales et territoriales prévues le 23 janvier 2022, la question de l’unité de l’opposition pour venir à bout du régime en place qu’elle combat de toutes ses forces se pose encore avec acuité. Jeudi 29 juillet, Moussa Tine, chef de file de l’Alliance démocratique/Pencco, a jeté le pavé dans la marre en suggérant une unité de l’opposition, pour non seulement pour « renverser » le régime de Macky Sall et régler les cas Karim Wade et Khalifa Sall dont le dialogue politique national n’a pas permis de trouver une solution. Le code électoral les exclut toujours des joutes, en attendant, peut-être, une prochaine issue.

Lors de ce dialogue, les questions qui n’ont pas trouvé de consensus, encore moins connu d’issue favorable à l’arbitrage ont été mises de côté. C’est le cas des responsables du Parti démocratique sénégalais (Pds) et du mouvement Taxawu Ndakaru.

Pour Moussa Tine, l’unité de l’opposition assortie d’une liste unique est indispensable si l’opposition veut prendre le contrôle des affaires à la place de Macky Sall et de son camp. Toutefois, son appel ne trouve pas de facto une réponse positive. Du côté du Grand parti, les camarades de El Hadj Malick Gakou semblent afficher le pessimisme, estimant qu’il y a un grand retard par rapport à la majorité présidentielle dont la coalition a fait de vieux os. Même s’il trouve l’idée de l’ancien député pertinente, Malick Guèye la trouve tardive. « On est un peu en déphasage par rapport à l’avancée de la coalition Benno bokk yakaar (Bby) sur le temps. Ils ont déjà une coalition depuis des années. Alors qu’à notre niveau aujourd’hui, nous ne pouvons pas vous dire quel parti est avec tel autre parti », regrette le jeune parlementaire.

Malick Guèye souligne qu’à quatre mois des élections locales dont les listes seront déposées le 23 octobre prochain, les leaders des partis de l’opposition n’ont pas encore harmonisé leurs positions au niveau de la coalition. « Le fond du problème, c’est que nous ne savons vraiment pas qui est avec qui. A la base, les responsables ne peuvent pas discuter parce que chacun attend que la direction de son parti lui donne un aval », a avoué le camarade de El Malick Gakou.

Le ton n’est pas plus optimiste au niveau du Parti démocratique sénégalais. Maguette Sy, secrétaire national adjoint chargé des élections au parti démocratique sénégalais, souligne que l’unité de l’opposition est une préoccupation permanente de sa formation. Mais n’a jamais été suivi. « Le Parti démocratique sénégalais a toujours invité l’opposition au rassemblement ; les élections législatives de 2017 étaient là pour le prouver mais la division était venue d’un camp de l’opposition », a rappelé le responsable libéral. Pour autant, le « frère » de Me Abdoulaye Wade croit que les élections locales doivent être un test. Et pour ce faire, Maguette Sy appelle chaque parti à prendre ses responsabilités. « Nous allons aux élections locales de 2022 ; je pense que c’est une occasion pour que l’opposition puisse se tester au niveau de l’unité », suggère-t-il.

Le responsable libéral demande aux partis de l’opposition de se rassembler d’abord autour des candidats potentiels de l’opposition pour capitaliser ce « premier test ».

A l’élection présidentielle de 2019, cette idée d’unité de l’opposition avait été agitée pendant un moment. Mais, elle n’a jamais abouti. Au finish, la division a permis au candidat Macky Sall et à sa coalition de remporter le scrutin.

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