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Taux de réussite acceptable aux examens 2020, le miracle de la Covid-19 Par Sadany SOW

Sur 192 candidats reconnus, 34 sont déclarés admis au premier tour et 76 au second tour, soit un taux de réussite de 57,29 %.

Les résultats des examens au lycée Aminata Sow Fall, ex-Patte d’Oie builders, sont satisfaisants comme partout dans les autres établissements. Des membres du corps enseignement ont expliqué ces résultats miraculeux. Reportage.

 

Alioune Fall, Président Jury
Alioune Fall, Président Jury

On ne l’aurait jamais cru !

Avec tous les obstacles causés par la Covid-19, avoir un fort taux de réussite aux examens n’était pas évident. Pourtant c’est arrivé. Ayant toujours été catastrophiques, les résultats de cette année sont les meilleurs depuis près de 20 ans et cela malgré l’instabilité des cours et les tiraillements entre l’Etat et les enseignants.

Pour expliquer cette situation, Alioune Fall, président du jury 1 du centre Aminata Sow Fall, ex-Patte d’Oie builders, est revenu sur trois facteurs : « Le premier facteur, c’est le temps que les élèves ont eu pour réviser à la maison ; auparavant, les cours cessaient 20 jours avant les examens. Cette fois-ci, avec la pandémie, ils sont restés quatre mois sans rejoindre les salles de classe. Le deuxième facteur concerne les programmes allégés. Exemple : en Histoire et Géographie, au lieu d’apprendre 20 leçons, les élèves en ont appris 10 ; ils ont donc bien eu le temps de comprendre le programme. Enfin le troisième facteur concerne la division des classes qui nous a permis d’avoir des classes pédagogiques où les professeurs encadraient 20 élèves. Avec ce nombre restreint, ils arrivaient convenablement à enseigner », dit-il.

 Sur le même registre, Pape Ibrahima Laye Mbengue, professeur de Français au collège « Yalla Suureen », confirme ces propos en revenant sur les méthodes utilisées pour sauver cette année scolaire : « Nous avions éclaté les salles de classe pléthoriques, et nous avions utilisé des effectifs réduits avec un programme réaménagé. Nous avions aussi fait intervenir des professeurs expérimentés et le ministère a fait de telle sorte qu’ils soient carrément libres avec des horaires bien définis ».  Tels sont les secrets de cette belle réussite, finit-il de dire.

A cela, Alioune Fall ajoute qu’il faudrait, à son avis, maintenir la méthode technologique qui consiste à continuer à faire les cours en ligne afin de pouvoir parer à certaines insuffisances que les élèves ont eues, parce qu’ils savent désormais que cette méthode est pratique. Il faudrait juste que les professeurs tiennent compte de la façon dont ils vont s’y prendre pour les inciter à davantage travailler avec concentration.

 L’idée de mettre en place des salles informatisées dans le but de faciliter les recherches aux élèves est concevable pour Maguette Diaw. Ce professeur d’Anglais, très pédagogique dans ses explications, s’inquiète pour ces nouveaux jeunes bacheliers. Il a l’intime conviction que ces élèves n’ont pas le niveau. « Ils ont le bac mais pas le niveau : le programme n’a pas été fini, et dans les révisions, on sent nettement que les élèves n’ont rien maîtrisé, ils ne sont pas suffisamment préparés et cela leur portera préjudice dans les années à venir ».

Il note aussi que ces résultats satisfaisants sont une victoire pour l’Etat qui a remué terre et ciel juste pour avoir raison sur les enseignants qui craignaient que cette année ne puisse être sauvée. « Le programme a été bâclé », dit-il par conviction.

 

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