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« Une ligne éditoriale très soixante huitarde, une approche iconoclaste sur fond de culture humaniste ».

Suzanne Césaire : De mots et de lumière…

Suzanne Césaire 

Un écrivain de lumière…

Epouse de l’illustre Aimé Césaire, Suzanne Césaire est moins connue mais elle a laissé à la postérité des textes admirables que tous les poètes ne connaissent pas…Elle est de plus en plus lue à travers le monde…
Une flamme vacille au-dessus des mers…

Elle est co-fondatrice de la revue “Tropiques”, en 1941, avec Aimé Césaire et René Ménil.

Elle « était belle comme la flamme du punch », comme la décrira André Breton…

Trois poètes se sont croisés à Paris en 1936…
Le lieu est bien connu et chargé d’histoire : l’Ecole Normale Supérieure (Normale sup).
Le « premier poète » est connu et célèbre : Léopold Sédar Senghor.
Il est écrit dans l’histoire que le « premier poète » a présenté Suzanne Roussi à Aimé Césaire en 1936.
Suzanne Roussi est devenue Suzanne Césaire le 10 juillet 1937 à Paris.
Le poète Aimé Césaire est connu et célébré à travers le monde…
Suzanne Césaire est moins connue mais elle a laissé à la postérité des textes admirables que tous les poètes ne connaissent pas…
Elle est de plus en plus lue à travers le monde…
Une flamme vacille au-dessus des mers…
La poésie, comme on le sait, fait toujours le « tour du monde »….
André Breton et de nombreux amis font escale en 1941 à Fort-de-France, en Martinique…
Ses amis et lui ont embarqué à Marseille pour New York, le 24 mars 1941, à bord du transatlantique “Capitaine Paul Le-Merieé.
En pleine seconde guerre mondiale…
Lors de l’escale à Fort-de-France, André Breton découvre la revue “Tropiques”, fondée en 1941 par Suzanne Césaire, Aimé Césaire et René Ménil.
La lecture des premiers textes de la revue « l’éblouit comme Paul sur le chemin de Damas »….
Il rencontre les « Césaire » et c’est lui, André, qui rédigera « l’éblouissante préface » du « Cahier de retour au pays natal » écrit par le poète Aimé Césaire.
Et il écrira pour décrire Suzanne Césaire qu’elle « était belle comme la flamme du punch »…
Ils se sont promenés – l’artiste-peintre André Masson était parmi eux- dans la forêt tropicale, celle d’Absalon…
Il a été écrit que les deux écrivains Suzanne Césaire et Aimé Césaire ont considéré ce « lieu végétal » comme une source d’inspiration sans limites…
André Breton a écrit un ouvrage «  éblouissant » : «  Martinique charmeuse de serpents » publié en 1948 aux éditions du Sagittaire.
Le dessin de couverture de l’ouvrage a été réalisé par André Masson qui était aussi avec André Breton en 1941, lors de l’escale à Fort-de-France.
Suzanne Césaire et Aimé Césaire ont lu cet ouvrage.
Suzanne Césaire a écrit sur le surréalisme, entre autres, dans la revue “Tropiques”.
Suzanne Césaire a lu attentivement Léo Frobenius.
Elle a décrit « l’homme éthiopien » relié au «  monde végétal »…
Elle décrit également l’homme hamitique plutôt relié à l’animal.
Ses réflexions étaient profondes.
Elle a été décrite comme une « fontaine solaire  »…
Aimé Césaire a écrit sur Suzanne Roussi Césaire, « ombre et lumière flottante » de sa vie de poète et d’écrivain de toutes les lumières…
Un bel hommage a été rendu à Suzanne Césaire au musée Dapper dans le 16ème arrondissement de Paris, le 7 mai 2009.
Des extraits de son œuvre « Le grand camouflage  » ont été lus magistralement par Léonie Simaga et Paul Borne.
Daniel Maximin a parlé de l’œuvre et de toute la force que celle-ci dégageait.
Deux lumières ont éclairé le ciel de la Martinique.
La première, celle que dégageait Suzanne Césaire, s’est éteinte le 16 mai 1966…
La deuxième, celle de Aimé Césaire, s’est éteinte le 17 avril 2008, quarante-deux ans après…
L’œuvre de Suzanne Césaire a dépassé les frontières de la Négritude pour ébranler le monde noir et pas seulement…
Un «  dialogue créole » a été publié dans l’œuvre connue de Suzanne Césaire, intitulée « Le grand camouflage ».
Ce « dialogue créole » se déroule entre André Breton et André Masson…
Tous deux évoquent l’environnement poétique fait d’arbres et de lianes qui ont poussé au « lieu-dit » Absalon…
Ce « dialogue créole » nous renvoie à la « terre nourricière » des deux poètes – les Césaire- qui ont porté la lumière qui venait d’Afrique…
Le « premier poète », Léopold Sédar Senghor, celui de « Joal l’ombreuse » et de la « couleur verte des vérandas », a réussi la fusion des lumières…
Il faut lire ou relire Suzanne Césaire…
Absalon continue…

Vovo Bombyx 
06/10/2026