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Statut du chef de l’opposition, un cas de rivalités masqué: Wade remue la guerre de positionnement entre Idrissa Seck et Ousmane Sonko Par Fanny Ardant

Qui pour porter le titre de chef de l’opposition au Sénégal ? Cela devrait logiquement se passer entre ces deux gros calibres, adversaires du président Macky Sall en lice pour la conquête dudit titre : Idrisa Seck et Ousmane Sonko. Mais voilà : Me Abdoulaye Wade crispe le dialogue politique, lui dont le parti (Pds) reste le seul à avoir un groupe parlementaire au sein de l’Hémicycle ;  Idrissa Seck qui était deuxième lors de la présidentielle du 24 février dernier.

Ils ont été comme les deux doigts de la main durant la présidentielle de 2019, allant même jusqu’à afficher une entente de façade dans l’intérêt de combattre le président Macky Sall. Mais, l’on dirait que cela n’a duré que le temps d’une rose. En réalité, le débat concernant le statut du chef de l’opposition, envenimé ces derniers temps lors des discussions au sein du comité national du dialogue politique (CNDP), a fini par révéler le vrai visage de tout un chacun : Idrissa Seck, habitué des arcanes du pouvoir, et Ousmane Sonko, novice, puisque c’est d’eux qu’il s’agit, ont remis les choses dans leur dimension quasiment politique. Les masques ont tombé quand il a fallu de choisir. Place maintenant à la guerre de positionnement et affrontements entre deux qui ont les mêmes ambitions politiques : être un locataire du palais.

En effet, la grande majorité de l’opposition (Khalifa Sall, Pape Diop, Malick Gakou, Madické Niang, Cheikh Hadjibou Soumaré…) a intronisé Idrissa Seck comme chef de l’opposition.

Ces leaders fondent leur choix sur les résultats de la dernière présidentielle à l’issue de laquelle le leader de la coalition “Idy 2019” est arrivé deuxième derrière Macky Sall.

Mais, Ousmane Sonko qui d’ailleurs ne participe pas au dialogue politique n’est pas du même avis. Arrivé troisième à la dernière présidentielle, le leader du parti Pastef a porté son choix sur le patriarche du parti démocratique sénégalais (PDS), Me Abdoulaye Wade.

“Cependant, puisqu’elle est inscrite dans l’ordre du jour de la commission et est inscrite dans la Constitution depuis le référendum de 2016 sans qu’aucune loi n’ait été adoptée depuis pour son application effective, nous suggérons, comme il est de coutume dans la majorité des démocraties où elle est appliquée, que la désignation du chef de l’opposition se fasse à partir de l’échelon législatif. Cette option se justifie par le fait que le chef de file de l’opposition, dans les systèmes politiques où il est consacré, porte la voix de l’opposition sur des questions d’intérêt national. Alors, nous estimons que la représentativité de l’Assemblée nationale est celle qui reflète le mieux les dynamiques en cours dans notre pays et, à ce titre, elle constitue le lieu par excellence des débats, compromis, accords et désaccords entre gouvernement et opposition, notamment au moment du vote des lois”, s’est-il justifié dans un communiqué.

 

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