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Sonko: Le message du massage De notre correspondant à Matam, Habib KA, Thilogne

Dieu protège Sonko de ne pas trébucher. C’est vrai que nul n’est infaillible mais quelqu’un de la trempe de Ousmane Sonko, cadre des Impôts et Domaine, syndicaliste, puis homme politique et leader charismatique de Pastef/Les Patriotes, nouvelle révélation de la classe politique sénégalaise, trébucher comme ça !

Les voies du Seigneur sont impénétrables.

Ils ne sont pas nombreux les Sénégalaises et les Sénégalais pouvant imaginer Ousmane Sonko descendre aussi bas dans la gadoue de Seytane pour nager dans des eaux fétides de mécréance de prostitution.

Ils ne sont pas nombreux à imaginer ce cadre de l’administration sénégalaise, qui clame à tout bout de champ la blancheur écarlate de ses mains, se révéler un véritable artiste de la dissimulation du faux et de la simulation du vrai.

Nous, obligés de réagir à la volée, notre sentiment premier ?

Nous sommes en train de perdre un fils, le meilleur parmi les meilleurs, un fils qui a prôné la vertu, défié les aînés, prêt à en découdre à plus fort que lui, au prix de sa carrière, de sa vie.

Non Ousmane, nous ne pouvons envisager que tu sois capable du pire au point que le diable, sous les apparences d’une jeune fille de 21 ans, même si déesse elle fut, même si Mami Wata elle apparut, puisse envoûter tes sens et t’enivrer des effluves de son nirvana.

Non, nous ne pouvons pas imaginer un seul instant que cette belle aventure, commencée avec des jeunes patriotes et démocrates, las des mesquineries de certains dirigeants politiques, avaient commencé à reprendre espoir, avec la nouvelle génération que vous êtes, puisse connaître pareil prolongement.

Ousmane, “xel teeyna”.

“Seytaane waxul dëg, waaye yaxana xel”.

Souhaitons que tout ceci soit faux. Sinon, Pastef/Les Patriotes perdra un homme mais pas son combat pour une alternance.

Un de perdu, dix de retrouvés : Pastef, comme tout mouvement franchement révolutionnaire, est une idée et les hommes sont interchangeables dans une collégialité parfaite ; on peut tuer, déshonorer, avilir un dirigeant, des têtes repousseront encore plus coriaces, plus dures.

C’est parti encore au Sénégal la controverse autour de ce feuilleton politico-judiciaire sur fond de scandale sexuel qui va durer longtemps avant de s’éteindre. Et cela fait partie du jeu politique, même à la déloyale, c’est une forme de bataille qu’il faut intégrer, s’y adapter pour passer à d’autre étape. Tous les coups sont permis.

Après la tornade, place à la dure réalité.

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