Sénégal : Le choix de la Paix
Sénégal
Le choix de la colombe…(la paix)
« Tant va la croyance en la démocratie, la démocratie réelle s’entend, qu’à la fin, celle-ci se perd »…
La phrase qui ouvre le «Manifeste du surréalisme », cet ouvrage majeur du vingtième siècle naissant, publié en 1924, a été « remaniée » et adaptée au contexte politique du Sénégal. André Breton, son auteur bien connu, qui a atteint depuis 1966 (date de sa disparition) le fameux « point « qui lui a permis d’écrire :
“Tout porte à croire qu’il existe un certain point de l’esprit d’où la vie et la mort, le réel et l’imaginaire, le passé et le futur, le communicable et l’incommunicable, le haut et le bas cessent d’être perçus contradictoirement”.
André Breton voudra bien pardonner et excuser mon « audace sénégalaise »…. Mais la « démocratie » a une définition forte et elle provient du grec ancien (que je n’ai pas eu la chance d’étudier) ; elle est la résultante de la « fusion intime » de deux termes grecs : « dêmos et cratos »…
Cette démocratie que le Sénégal a cherché à implanter dans notre culture peut être définie plus généralement comme suit : “La démocratie désigne à l’origine un régime politique dans lequel tous les citoyens participent aux décisions publiques et à la vie politique de la cité“.
La Grèce antique a rêvé grand pour ses citoyens… L’Afrique elle-même a connu d’autres formes de démocratie et les spécialistes y reviendront. Tous ces rappels nous ont paru nécessaire pour une raison qui se laisse « deviner ».
Le « Titre premier » de la Constitution Sénégalaise traite précisément de l’Etat et de la Souveraineté.
Depuis le 3 février 2024 et peu après le « message à la nation » du chef de l’Etat, message à la Nation prévu dans ladite Constitution, je ne quitte plus la Constitution Sénégalaise de mes yeux…
J’ai commencé, bien sûr, par la relire…
Je ne suis pas juriste de formation mais ingénieur de déformation… Je devais être « biologiste » et me consacrer à l’étude de la vie… Ma famille et mes amis le savent… M.Mouton qui m’a enseigné la biologie en classe de Terminale le sait toujours (où vit-il?).
En sortant du théâtre Daniel Sorano avec ma mère qui m’avait accompagné à la remise des prix du Concours général, au mois d’août 1973, M. Mouton est venu me féliciter… Il ne savait pas que son élève écrirait aujourd’hui sur la « démocratie »… Une autre forme de « respiration » et donc de vie… Les juristes iront plus loin que moi et comme je suis seulement ingénieur comme d’autres sont astronomes, je me contenterai juste « d’amorcer la pompe »….
Que dit l’article premier de la Constitution Sénégalaise dans son dernier alinéa ?
“Le principe de la République du Sénégal est : gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple”.
Le savions-nous ?
Je crains que non et là réside notre premier problème par rapport à cet « article premier » : il me semble qu’avant le référendum organisé le 20 mars 2016 et qui portait sur la révision de plusieurs articles de la Constitution sénégalaise adoptée par référendum le 7 janvier 2001, une autre forme de pédagogie politique aurait dû être mise en œuvre afin d’expliquer aux Sénégalais le «contenu » de la Constitution, avant la tenue du référendum…
Mais poursuivons, en ces temps d’orage politique, notre lecture « rétroactive » de la Constitution Sénégalaise
L’article 3 dispose en ses alinéas 1 et 2 : “La souveraineté nationale appartient au peuple sénégalais qui l’exerce par ses représentants ou par la voie du référendum
Aucune section du peuple, ni aucun individu, ne peut s’attribuer l’exercice de la souveraineté…”
Nous avons bien compris le sens juridique et politique de l’article premier et de l’article 3. Pourquoi donc «chercher midi à 14h »?
De cette Constitution sénégalaise, je connaissais bien l’article 25-1 qui dispose : “Les ressources naturelles appartiennent au peuple”.
Je sais énumérer depuis le 3 février 2024 et grâce à cette première lecture complète de la Constitution sénégalaise les « Institutions de la République » car l’article 6 procède à cette énumération…
Les juristes spécialisés en « droit constitutionnel » viendront bientôt expliquer mieux que moi la Constitution sénégalaise. Ils devront faire preuve de pédagogie ; ils pourront s’inspirer de la maïeutique socratique. Rappelons que la mère de Socrate, le philosophe, était « sage-femme » et qu’elle assistait les femmes à mettre au monde leur enfant…
Ma chance en tant qu’ingénieur est d’avoir appris à lire et à écrire le français, défini, dans la Constitution sénégalaise, comme la « langue officielle » ( Article premier, deuxième alinéa).
Le débat pourra alors continuer car des solutions existent pour sortir vite le Sénégal de cette confusion généralisée…
Lisons et relisons, faisons lire, lisons à haute voix, la Constitution sénégalaise.
Je sais, depuis longtemps, que cette Constitution sénégalaise aurait pu refléter davantage notre culture et notre sociologie…
Il y a un temps pour chaque chose…
Le temps de la « refondation » viendra et toutes les compétences seront appelées…
La Constitution sénégalaise sera réécrite et soumise à la sanction du peuple sénégalais.
Avant de conclure, je rappellerai, que le « régime parlementaire » mériterait une réflexion approfondie.
En effet, dans les régimes présidentiel ou semi-présidentiel, l’extrême concentration des pouvoirs entre les mains du président de la République constitue une source de problèmes.
Les siècles avancent et le Sénégal doit poursuivre son chemin dans la paix..
Laissons les colombes s’envoler…
D’autres formes de développement économique et social existent et elles sont orientées vers la satisfaction entière des besoins des populations.
Le Sénégal continue…
