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Sénégal-Fmi : Sans fausse note

Sénégal-Fmi

On prend note

L’accord obtenu ce week-end lors de l’assemblée du Fonds monétaire international vaut mieux que la note A+ : le FMI, c’est plus une crédibilité que $ 1.400 milliards qui rapporte une caution morale qui ouvre toutes les portes. La déclaration se fera sous forme de respect de la souveraineté et de la dignité nationales quand le ministre Cheikh Diba et son équipe reviendront sur le territoire national.

La moue des uns et le scepticisme sans raison des autres n’ont pas empêché le cours normal des relations entre le Sénégal et le Fonds monétaire international : un nouveau programme est en cours et va être formellement officialisé par une simple déclaration  qui lève les hypothèques sur les quolibets des uns et des autres.

La rencontre officielle du 15 octobre s’est poursuivie dans la plus grande discrétion tout au long des rencontres du Fmi et de la Banque mondiale avec une note finale attendue avec la visite annoncée, cette semaine, d’une équipe technique du Fmi à Dakar ; une bonne lecture expliquée des propos de la directrice du Fmi renvoie le Sénégal à ses affirmations pour rejoindre le souhait du président de la République d’accélérer la cadence et de sortir du tunnel.
Le Sénégal le doit principalement à la technicité et non à la politique ; c’est le rôle dévolu aux ministères un peu à l’étroit tout de même quand ailleurs on freine des quatre roues.

Cette ambivalence intérieure semble avoir dominé la position du FMI partagé entre la prime à la démocratie, meilleur facteur de stabilité, et des considérations de valeur qui peuvent heurter la susceptibilité des uns et des autres : “Pour grands que soient les rois, ils sont ce que nous sommes”, dit Pierre Corneille dans “Le Cid”. L’atmosphère délétère ne facilite guère les relations du Sénégal avec l’extérieur. Cela s’est vérifié avec les yoyos des avoirs extérieurs en fonction des déclarations des uns et des autres.

Ainsi, par deux fois par exemple, le 10 juillet et le 7 octobre,  le citoyen Premier ministre chef de la formation politique Pastef Ousmane Sonko s’est adressé au président de la République dans des termes sans ambages, l’invitant à assumer ou à laisser assumer. La dernière fois, le 7 octobre dernier, devant des invités de marque : là où Diomaye demande d’accélérer la cadence, notamment avec le FMI pour que le Sénégal sache sur quel pays danser, son Premier ministre appelle à modérer les ardeurs.

L’union sacrée est d’autant plus de circonstance qu’elle est politique aussi, avec les divisions notées à différents nivaux de la société dans une proportion qui  inquiète à l’intérieur et à l’extérieur. Tout serait lié.

” Il faut lui rappeler que les engagements financiers sont considérés comme des engagements hors bilan. Ils n’apparaissent pas dans l’écriture comptable standard qui affecte directement le bilan (actif et passif) ou le compte de résultat avant leur échéance ou leur réalisation“. Séga Fall Mbodji

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Le Sénégal dans des difficultés financières ?
Étonnant.
La production pétrolière serait de 100.000 barils par jour, voire plus.
Le cours du baril est autour de 65 US $ qui s’échange au taux de 624 frs cfa.
Un rapide et sommaire calcul donne :
65×624×100.000= 4.056.000 000.
Soit 4,056 milliards par jour.
Les revenus du gaz ne sont pas pris en considération.
Par quelle magie le Sénégal se retrouve-t-il accablé par les acteurs financiers internationaux ?
L’explication échappe à l’analyse rationnelle.
Réseaux sociaux.

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Les difficultés techniques sont aplanies mais la tension demeure. Une nouvelle équipe du Fmi se rendra au Sénégal dès cette semaine pour finaliser et mettre en perspective. Et si le problème était ailleurs ? Et si les tensions politiques internes entraînaient avec elles les mêmes tensions avec notre gros partenaire (leader) qu’est le FMI et ses différents satellites ?
L’analyse des commentaires de certains économistes objectifs mérite réflexion.

 

Pathé MBODJE