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Sauvez Wari de la faillite ? Ouvrez le capital ! Par Baye Saliou THIAM

Février 2017, Wari annonce l’achat de Tigo, le deuxième opérateur de téléphonie au Sénégal, pour 80 milliards de F CFA. Le chef de l’État sénégalais avait même pris un décret pour acter la cession de Tigo à Wari. Une décision qui avait pourtant agréé la grande majorité des Sénégalais, au regard de la contribution de M. Kabirou Mbodje au développement du pays à travers la création de dizaines de milliers d’emplois, sans oublier la création de valeur ajoutée. Mais il n’a pas pu mobiliser la somme réclamée par les dirigeants de Tigo, et ces derniers ont cassé le contrat de cession.

Aujourd’hui, Tigo -qui est devenu Free au Sénégal- est entre les mains d’un consortium constitué par les entreprises de Xavier Niel, Yérim Sow et Hassanein Hiridjee. Le ratage de l’achat de Tigo a-t-il été l’élément déclencheur de la chute de Wari ? S’il est difficile de répondre à cette question, toutefois il est bon de savoir que contrairement à une opinion répandue, Wari est une entreprise togolaise dont le siège est basé à Lomé. Ainsi en avait décidé son directeur général au moment même où il sollicitait le rachat de Tigo tout en refusant de payer ses impôts dus à l’état sénégalais.

En tout cas, pour le consultant international Mbaye Sylla Khouma, les faits donnent raison au président Macky Sall qui, dira-t-il, pour appuyer son argumentaire, « très avisé, avait refusé la vente de Wari au bénéfice de Free. De nombreux internautes l’avaient critiqué en ignorant que le chef de l’État venait de sauver l’entreprise et les employés ». Suffisant, aux yeux du consultant qui, sur sa page facebook, demande au président Macky Sall « d’intervenir encore une fois pour ramener l’entreprise dans le giron national. Nous ne devons pas laisser mourir le génie sénégalais, et Wari est devenue une petite multinationale du point de vue marque et réseau ».

Mbaye Sylla Khouma plaide pour une recapitalisation de Wari « qui mettra Kabirou Mbodji responsable selon lui de tout ce qui arrive en minorité, et, avec la Bceao, mettre l’entreprise sous administration provisoire ». Dans son paquet de propositions, le consultant international souhaite la mise à disposition du dispositif Bnde, Fonsis et la Poste « comme support de la nouvelle stratégie de reconquête du marché en ramenant le siège au Sénégal pour garantir les transactions et mettre le cash à disposition ».

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