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Sarkozy en prison : Au son de La Marseillaise

France-Sarkozy en prison

Au son de la marseillaise,
la France touche le fond

L’Hexagone vomit aujourd’hui ce qu’il a adoré au plus profond de la crise des banlieues nettoyées au Karcher et au plus haut avec le président qu’elle avait choisi : au son de La Marseillaise, Nicolas Sarkozy est sorti de chez lui pour aller en prison.
L’audience accordée par Emmanuel Macron le 17 octobre à la veille de l’emprisonnement de l’ancien président n’aura pas servi à une grâce présidentielle moins en rupture avec la Loi que pour la grandeur de la France et de la plus haute noble fonction : maintenir la France en haut de l’affiche des grandes nations pour lesquelles Paris vaut bien une messe. L’impopularité d’un président sans gouvernement depuis un an aura pris le dessus sur cette autre idée de la France.
Ce mardi 21 octobre est un jour triste pour l’image que la France offre au monde : elle aurait pu se contenter de la présence de l’ancien président dans la cour de la prison, à la rigueur, pour accepter sa demande de mise en liberté ; tel scénario s’est vérifié même dans des Etats beaucoup moins développés.

Entendons-nous bien : Nicolas Sarkozy n’est pas en odeur de sainteté en Afrique. Moins pour être mal entré encore une fois dans l’Histoire que pour avoir maintenu la politique de déstabilisation et d’aliénation cultuelle de l’Afrique déstabilisée depuis le Sahel par Franàois Mitterrand et son FIS algérien.

L’assassinat de Mouammar Khadafi qui tient aujourd’hui sa revanche post-mortem a servi de détonateur pour accentuer les bouleversements sociaux dans la zone soudano-sahélienne, du Tchad au Mali avec le triomphe de l’Islamisme.

En France même, son manque de loyauté envers ses mentors, Jacques Chirac en particulier, explique le sourire embarrassé de ses nombreux pourfendeurs et admirateurs locaux. Il n’empêche : il a été et il est la France qui eût dû se maintenir dans la grandeur que dans les caniveaux. Il a été cette France d’équité et de justice que le Tiers-Monde avait voulue comme terre de lumière, de liberté, d’égalité et de justice.

Pathé MBODJE