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RÉCITAL DU KURAAN 2022-7 d’or pour Sénico Le Sénégal brille par le Coran

SÉNÉGAL, SEPTIÈME ÉDITION DU GRAND PRIX SENICO DE RÉCITAL DU KURAAN 2022

 

Le Sénégal brille sur la Ummah

 

Par Ndiapaly GUÈYE*

Le Kuraan est la seule discipline ici au Sénégal qui aura donné autant de satisfactions au peuple. En effet, l’énormissime opportunité qui aura permis à notre pays de briller de mille feux au sein d’une communauté de croyants composée de plus de deux milliards de fidèles, sur les 7 milliards que constitue la population globale de notre planète terre, c’est d’avoir remporté à plusieurs reprises des coupes du monde de concours de lecture du Kuraan organisées par la Umma islamique.

C’est là où les belles initiatives de Hadj Abdallah Dia et de celles de Hadj Moustapha Ndiaye sont à saluer : ils auront sorti de l’ornière en le plaçant au-devant de la scène, au firmament de toutes les actualités médiatiques, le noble Kuraan, le Livre de notre Créateur. Ces gardiens, ces hérauts et vivificateurs du sceau des livres saints : Al Kuraan s’appuient sur des principes intangibles autour desquels s’arcboutent une foi et une piété insatiables pour pouvoir réussir à propager la bonne parole et la félicité divine afin que notre cher pays, le Sénégal en soit suffisamment arrosé de tous ces bienfaits.

L’enseignement coranique au Sénégal a toujours été un sacerdoce chez les familles musulmanes du pays. L’université de Pire, avec Khaly Amar Fall comme recteur, en est l’un des précurseurs de l’enseignement coranique au Sénégal et dans la sous-région ; son Université aura généré quasiment tous les foyers ardents ou daaras du nord au sud, d’est en ouest, au centre et dans la sous-région. Ce sont surtout les étincelles qui auront jailli depuis l’université de Pire qui illumineront d’autres foyers ardents comme, Djiaamal de Serigne Cissé, sans oublier celui de Bargny, de Thierno Yoro Ndiaye qui aura beaucoup contribué à éclairer la presqu’île du Cap-Vert, des côtes dakaroises à celles de gueeraw, ndaayane, Mbour et au-delà. Ces messagers de la bonne parole, ces intrépides sachants, que le saint homme Al makhtoum aimait les qualifierd’élus du ciel“.

Le Kuraan, un des livres saints, est composé de 114 sourates, 6.666 versets, 323.671 lettres. Il est le seul livre au monde depuis son apparition qu’un enfant de 5 à 7 ans peut parcœuriser sans y omettre la moindre lettre. Ceci par la seule volonté de Dieu, maître des cieux, de la terre et de toutes les créatures.

Qu’est-ce que les colons français de Archinard à Faidherbe, pour ne pas les nommer, n’auront pas fait pour empêcher ces paroles divines d’une mélodie sans pareil de pénétrer et de vibrer dans les poitrines, les cœurs, les oreilles et à travers les foyers ardents du pays et de la sous-région ? Dans ce vaste chantier d’apprentissage du saint Kuraan, la Mauritanie aura été le réceptacle floral de toutes les opportunités d’acquisition et d’apprentissage de ces saintes paroles divines.

Ce qui est exceptionnel dans ce livre est qu’il ne fait aucun distinguo entre les races, les ethnies, les continents, les pauvres, les riches, les pays, les langues. Le Kuraan est un livre unificateur des peuples, des hommes, des femmes, des pays, des races en Un et un seul et indivisible. Que l’on soit arabe, originaire de la Mecque ou des pays arabes, ce livre, au-delà même de son aspect divin, expédie urbi et orbi le message universel, bien mal en point, dans certaines contrées du monde. Tout le monde s’y retrouve. C’est d’ailleurs ce qui rend à ce livre sa vraie splendeur bien particulière. Une occasion de rappeler les paroles d’adieux du Sceau des prophètes (psl) : ” La meilleure des créatures parmi vous c’est le croyant qui a en bandoulière la piété. La couleur, la naissance, la richesse et la beauté n’ont aucune importance chez notre Créateur.”

C’est le lieu ici de rendre un vibrant hommage à l’université coranique de Mame Mouhsine Diop de Saint-Louis. L’un des précurseurs du tadjwid coranique dans ce pays. Cette famille aura très longtemps fait rayonner l’islam sénégalais à travers le monde grâce à des prix et des médailles glanés par-ci par-là.
Pour revenir sur les paroles de son excellence l’ambassadeur de Palestine à Dakar, “ le Sénégal n’a ni besoin de forces de sécurité pour se prémunir des menaces extérieures. Seul le Kuraan suffirait pour remplir de telles missions. “
L’éducation nationale, les autorités compétentes doivent impérativement prendre en charge l’apprentissage du Kuraan avec le maximum de garanties exclusivement chez les maîtres et maitresses coraniques à travers le pays. Formaliser les méthodes d’apprentissage en les modernisant par la multiplication d’instituts partout à travers le pays afin de récupérer tous les apprenants ambulants pour les y insérer, mettant ainsi fin à cette sempiternelle image hideuse de hordes de talibés en haillons, en quête de pittance dans les grandes artères des capitales régionales, agressant sans cesse les piétons et automobilistes.

En guise de conclusion, rappelons que les 4 gagnants et le neuvième sont tous originaires de la ville sainte de Touba. Vives félicitations à la ville sainte de Touba, particulièrement à tous les  maîtres coraniques pour le sérieux, l’abnégation, les sacrifices que ses filles et fils ne cessent de consentir pour formater cette jeunesse sénégalaise à devenir des citoyens responsables de demain sur qui, le pays pourra compter pour se développer. Mais retenons bien une chose dans cette confrérie qui voue un amour immodéré au savoir et aux connaissances utiles : plus de 37 milliards auront été collectés pour bâtir des hommes et des femmes à partir de l’université cheikh Ahmadou Bamba de Touba. Ce n’est que justice alors si ses filles et fils raflent tous les prix. N’est-ce pas un bon retour à l’investissement humain?

  • Journaliste indépendant, lanceur d’alerte.
  • Email: ndiapalygueye@yahoo.fr
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