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Ravages de la troisième vague: Tous debout pour faire face ! Sergio RAMOS

La troisième vague du coronavirus a fini d’étaler ses ravages. Aux Sénégalais de jouer maintenant leur partition en prenant en compte toutes les recommandations prescrites par les autorités sanitaires pour arrêter l’hécatombe qui se dessine devant nous.

La situation sanitaire liée au coronavirus est devenue plus qu’inquiétante au Sénégal. Tous les jours, la barre monte plus haut. Les techniciens de la santé, les autorités ne cessent de tirer la sonnette d’alarme. Les gestionnaires des cimetières ont avisé qu’au rythme de ce décompte de cadavres inhumés par jour, Saint-Lazare de Béthanie va bientôt faire le plein. C’est la même chose pour d’autres endroits où les défunts reposent.

Mais les Sénégalais ne semblent pas véritablement prendre la pleine mesure des dégâts que cause cette maladie. Même si le nombre de Sénégalais vaccinés a connu une certaine hausse, mais toujours très insuffisante par rapport au chiffre demandé pour s’immuniser, il n’en demeure pas moins qu’il reste toujours des gens à la traîne dans la comporte de tous les jours. Le plus facile des gestes à faire est ignoré. Même avec le masque, ils aiment se le mettre sur le menton. D’autres s’en foutent carrément en continuant de nier la maladie ou accusent simplement des autorités politiques d’avoir organisé des manifestations, oubliant que la maladie ne choisit pas celui qui a fait ou qui n’a pas fait. La responsabilité aujourd’hui est collective mais aussi individuelle. Que chacun prenne ses responsabilités en respectant les mesures barrières et en allant se faire vacciner si c’est là, pour le moment, la seule procédure à suivre pour éviter des complications de cas graves.

Les autorités sanitaires n’ont aucun intérêt à crier sur tous les toits, sans raison, pour attirer l’attention des populations. Dans un entretien avec l’Afp, le directeur des établissements publics du Sénégal, Ousmane Dia, n’a pas caché ses inquiétudes avec la gravité de la maladie sur le terrain. « C’est difficile de suivre si on reçoit 600 à 700 malades par jour. Le personnel médical est très fatigué et en burn-out. Nous sommes débordés et proches de la saturation, avec quasiment 99 % de taux d’occupation des lits à Dakar (…) » A l’en croire, même les laboratoires de dépistage sont « débordés à cause de la forte demande », tant pour les « cas suspects que pour les voyageurs ». C’est dire que la situation est plus grave.

Les hommes politiques, avec leur capacité de mobilisation, doivent aussi se lever pour faire face. Tout comme le mouvement « navétanes » s’est engagé à le faire. Les organisations de la société civile, comme un seul homme, doivent se lever pour contrer cette troisième vague qui a déjà causé 58.523 cas de Covid-19 et 1.300 malades décédés. Sans compter que plus de 11.454 patients atteints du virus sont sous traitement dans les hôpitaux, dans les centres de traitement des épidémies (Cte) ou à domicile. Avec des contaminations passées de quelques dizaines par jour à la fin du mois de juin à entre 700 et 1.700 ce mois de juillet 2021.

Le réveil

Les Sénégalais s’étaient mobilisés de manière citoyenne pour sensibiliser, informer et même former lors de la première et de la deuxième vague. Mais, depuis le début de cette troisième vague, pourtant plus mortelle que les deux premières, ils ont du mal à renouveler les efforts. Sont-ils découragés du comportement réticent des autres ? Sont-ils fatigués de parler dans le vent ? L’heure ne devrait pas être au découragement. Il s’agit maintenant de sauver la patrie en se donnant sans compter. En se rendant dans les hôpitaux et dans les centres de traitement épidémiologiques, mardi dernier, au chevet des malades, le président de la République de donner le moral à tous les Sénégalais, notamment aux malades et à ceux qui sont engagés à lutter contre cette maladie. A chacun de donner de son mieux et la patrie ne s’en portera que mieux.

Le bon exemple

Le président de la République devrait appeler à donner le bon exemple. Les forces de l’ordre ou de sécurité sont souvent visibles dans les routes sans le moindre masque, s’il n’est pas simplement attaché au menton. Les gens continuent de s’entasser dans les véhicules de transport sans porter de masques, sans la moindre remarque. De la même manière, les rassemblements, dans les cimetières, les marchés, fêtes continuent. De cette façon, il sera assurément difficile de bouter hors du pays cette maladie dont les conséquences sont déjà terribles. Tous debout pour dire non !

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