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« Que le Père soit »… Un film de Clarence Thomas Delgado Vovo Bombyx

Le nouveau film de Clarence Thomas Delgado, qui a « repris sa caméra d’or » après plus d’une vingtaine d’années (le temps du cinéma doit être un temps long) arrive comme un grand dévoilement : dévoilement des cœurs, dévoilement des âmes, dévoilement des sentiments profonds, dévoilement d’une ville, Dakar mais aussi dévoilement de la mer et de deux îlots aperçus au loin qui portent des noms connu (îlot Sarpan) et inconnu (îles de Lougne.) Musique des îles-registre sonore d’un pays proche, constitué de dix îles qui ressemblent aux « dix perles de l’Atlantique » …Musique qui nous touche au plus profond de nous-mêmes car elle relie des pays, des cœurs, des enfances et des vies réelles et imaginées…

Dévoilement de sons, de couleurs et de l’écume des vagues…

Dévoilement de symboles visibles et cachés au long des images qui défilent…

Retour parmi nous des grandes figures paternelle et maternelle…

Retour dans la maison familiale qui a conservé tous les souvenirs d’une enfance complètement vécue et jamais subie…

« Que le Père soit » est un film qui nous fait revenir sur tous nos pas d’hier, d’aujourd’hui et de demain…

Aucun pas n’a été perdu, chaque pas posé sur le continent, face à la mer, est un pas retrouvé…

Dévoilement des religions, de toutes les religions et bien sûr dévoilement du ciel, de l’azur et de sa couleur que nous aimons…

Le jeu des acteurs dans ce très beau film, un « film renaissance » n’est jamais un jeu car leur engagement est total et toutes les forces sont jetées dans la bataille, une bataille parmi mille batailles mais une bataille gagnée, la bataille de l’amour et de la vie, une vie qui recommence au moment précis où elle doit recommencer…

Un être a joué le rôle de sa vie : Tania, la fille, deux fois fille, jamais perdue et toujours présente…

Le rôle de Tania, la « fille désirée » qui est venue par la volonté de sa mère et de l’audace amoureuse de celle-ci, amour sans limites, a dépassé notre espérance de spectateur car il appartient presque à une dimension invisible…

Des « êtres supérieurs » ont évolué aux côtés de Tania et ils ont porté souvent avec l’énergie du désespoir les sentiments de cette fille adulte avant tous les adultes

« Que le Père soit » est un film prodigieux par la richesse des dialogues et le jeu des acteurs qui encore une fois ne jouent pas mais prient pour l’avènement du bonheur et de l’amour.

Les liens familiaux se distendent mais comme tous les liens familiaux, ils ont su garder leur « élasticité » et retrouver le « bonheur initial », le bonheur pour tous…

« Que le Père soit » est le film qui retrace pour toutes les femmes et les hommes une renaissance toujours attendue au bord de la mer…

« Que le Père Soit » est un film, un nouveau film, avec un langage cinématographique extraordinaire, qui a su par moments, faire entrer pour toutes celles et tous ceux qui savent, « le Père et la Mère » pour plusieurs éternités…

« Que la lumière soit… »

Vovo Bombyx

20 mai 2021

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