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La Ligne du Devoir

Prorogations répétées des mandats ou confiscation de la vox populi: Le mal du pays De notre correspondant à Matam, Habib KÂ

Les mandats des élus locaux sortants ont pris fin depuis juin 2019. Prorogés une première fois, puis une deuxième, ils le seront irréversiblement une troisième fois. C’est dire qu’il sera très difficile d’augurer une date exacte de la tenue des élections des maires des communes et leurs corollaires, les présidents des conseils départementaux et régionaux tant que le Dialogue n’a pas fini d’installer ses quartiers dans l’espace politique, et les pourparlers entre acteurs livrer leurs dernières conclusions.

Aliou Sall
Aliou Sall

Ainsi que annoncé dans le précédent “Le Devoir”,  le calendrier électoral (mars 2021-mars 2024) restera chamboulé, quoi qu’il arrive :

L’administration de Macky Sall aurait toutes les peines du monde à organiser des Municipales, des Législatives puis une Présidentielle, le tout dans un délai court de trois ans. C’est la quadrature du cercle.

À la date du 21 mars 2021 donc, les élus locaux sortants auraient rogné deux ans sur les cinq, presque 40% du temps d’une mandature normale. Une hérésie : laisser aux maires le pouvoir de signer, d’engager la communauté, d’aliéner les ressources, les terres de la commune, relève d’un crime de lèse-majesté.

Maître Abdoulaye Wade, pour moins que ça, aurait installé des délégations spéciales, surtout encore que la gestion du foncier est transférée aux compétences des maires des communes. La plus part d’entre eux y voient une aubaine, leur réserve naturelle.

Gorgui  faisait des bouchées doubles, n’hésitant pas à user de subterfuges politiciennes pour arriver à ses fins : l’amendement du député Moussa Sy instaura le régime des délégations spéciales qui désagrégea complètement la majorité du Parti socialiste ; la loi Sada Ndiaye défenestra Macky Sall du perchoir de l’Assemblée nationale, faisant du mandat de cinq ans, un de un an, renouvelable.

Macky Sall, lui, est passé maître de la prise de l’anaconda : étouffement, pourrissement. Il ne prend plus les devants depuis son référendum, la confection de ses cartes nationales d’identité, le toilettage de son fichier électoral, sa loi sur le parrainage, ses ordres de mission ; en retour, il profite de la mollesse, de l’inexpérience et de la désorganisation de l’opposition pour l’enrôler.

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