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Politique: Qu’est devenue la Task-Force Macky 2012 ? De notre correspondant à Matam, habib KÂ

Qui, mieux que Abdoul Aziz Mbaye, ministre de la Culture, Abou Abel Thiam, Oumar Youm, Aly Ngouille Ndiaye, Harouna Coumba Ndoffène Diouf, Pr Luc Sarr, Youssouph Diallo, Mame Boye Diaw pour parler des choses de la République ?

Quel que soit le niveau de leurs responsabilités, de leurs engagements professionnels, les intellectuels du parti et de la mouvance présidentielle ont l’obligation de descendre sur le terrain politique, remettre les pendules à l’heure. Ceci, pour sceller une union fusionnelle avec leurs bases respectives pour être naturellement la courroie de transmission des doléances des populations auxquelles ils doivent leur ascension.

En effet, les militants de base déplorent souvent l’ingratitude des dirigeants qui, une fois bien installés au sommet de la pyramide, se bunkerisent. Ils fuient les plateaux de Tv puisqu’ils n’ont plus accès aux données tangibles de leurs localités d’origines et à leurs arrières.

Aussi cette catégorie de militants a la particularité de centrer les débats autour des préoccupations de tous où seul l’argumentaire tient lieu de valeur.

Les querelles de bornes fontaines n’honorent ni le pouvoir qui a besoin de se redéployer pour regagner la confiance des populations en rendant visibles ses projets et impulser une dynamique consolidante dans les domaines de la Santé, de la Formation et de l’emploi des jeunes, de l’eau, de l’électrification rurale, de l’agriculture.

Ce qu’on observe aujourd’hui sur le terrain politique, c’est une incongruité qui est loin de s’éteindre : des transhumants, musicien en mal d’inspiration, député déchue, organisateur de lutte qui squattent les plateaux de Tv pour défendre Macky Sall et son régime.

Cette reconversion dans la politique, pour ne pas dire l’arrogance et la volonté de nuire à l’honorabilité d’honnêtes citoyens traduit que la musique, la danse et la lutte ne nourrissent plus leurs hommes et qu’il faut par conséquent migrer vers d’autres cieux plus porteurs. Au Sénégal, faire de la politique, pour certains, est un investissement productif si l’on parvient à rentrer dans les grâces du président, de son épouse ou d’un très proche d’eux.

Ainsi, ils se sont reconvertis débatteurs, politiciens, au service du mackyland. Ils obtiennent facilement des invitations sur les plateaux de Tv, s’ils ne sont pas les invités vedettes des radios.

Avec eux, le débat vole bas, trop bas, les invités préférant monologuer sans avoir quelqu’un à côté capable de leur tenir tête dans ses répliques. Aucune rigueur discursive dans le discours.

Un chanteur qui a fait ses humanités chez les Libéraux et qui revendique une amitié très solide avec Cheikh Amar, patron de Tse, de Mame Goor Djazaka il s’agit et de nul autre. Lui qui s’était laissé emporter jusqu’à dédier un tube à Karim Meissa Wade espérant sans doute en retour une pluie de pétrodollars.

Autres temps, autres mœurs, Karim Wade n’étant plus du bon côté, notre Djazaka tourna casaque pour faire les yeux doux au président Macky Sall et à la Première dame Mariame Faye Sall.

Comme quoi au Sénégal, la constance, la fidélité n’est pas de ce monde.

LE RIDICULE ENGRAISSE, PROMEUT

Réponse du berger à la bergère, l’épouse du musicien-politicien, Fatou Thiam, ne fait pas dans la dentelle pour brocarder l’opposition.

Sans doute du fait de sa fougue inhérente à son âge du temps qu’elle était benjamine de l’Assemblée nationale, elle se distinguait donc comme la plus virulente contre le président Macky Sall et son régime, allant jusqu’à le traiter comme étant “le premier des voleurs”. Si la Cour de répression de l’enrichissement illicite (Crei), dans le cadre de la traque des biens mal acquis, “doit arrêter les voleurs, le chef de l’État doit être le premier à être arrêté”.

Un organisateur de combats de lutte, Gaston Mbengue, après un passage au Grand parti de Malick Gackou,  est venu déposer son baluchon chez le bienfaiteur de sa grande sœur pour se voir gratifié d’un poste de chargé de mission.

Un faux lion, Seydina Fall alias Boughazeli,  connu pour ses piques acerbes qui n’a rien à envier à Birima.

Alors, descendez de vos piédestals, messieurs les intellectuels pour assainir les débats et grouillez vous !

 

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