GMT Pile à l'heure

La Ligne du Devoir

Parcours – Moustapha Mamba Guirassy: “Dans ma vie, je positive” Ndèye Fatou DIONGUE

Né le 12 février 1965 à Dakar, Moustapha Mamba Guirassy est député à l’Assemblée nationale, président fondateur du groupe IAM (Institut Africain de Management), président du parti « Sénégal en tête » (SET), ancien ministre et ancien maire de Kédougou.

C’est un entrepreneur qui, comme tous, a connu des hauts et des bas mais, étant un homme de foi, il a surmonté jusque-là les épreuves la tête haute.

« La finalité, en tout cas pour moi, en tant que musulman, le succès ne se mesure pas à l’aune de l’argent que l’on a, des bâtiments que l’on a, ou du nom ou de la réputation… C’est vraiment l’aune de : comment on comprend la vie ? Et à quel niveau ? », M. Guirassy.

Études et Expériences professionnelles

« Des études d’ingénieur au Canada et de gestion, particulièrement en management international. Une expérience de travail comme ingénieur au Canada, une expérience de travail aussi dans l’enseignement.

Et puis tout le reste, ça a été dans l’enseignement mais pas à l’étranger. Ici même au Sénégal, où j’ai commencé l’aventure donc de « IAM » à Dakar, à Bamako, à Ouagadougou après, d’autres structures telles que ETICCA (École des techniques internationales du commerce, de la communication et des affaires) ici à Dakar et d’autres institutions dans la sous-région. Mon expérience professionnelle tourne essentiellement autour de l’activité de l’éducation.

Maintenant à côté de ça, nous avons une expérience gouvernementale comme : ministre de la communication, des télécommunications. Nous avons aussi été porte-parole du gouvernement. Une expérience parlementaire aussi, je suis à mon deuxième mandat à l’assemblée nationale. Une expérience en tant qu’élu comme maire. Donc voilà un peu mon parcours et je rends grâce à Dieu, car c’est un parcours qui me permet de bien connaître les principes, les enjeux qui sont liés à l’organisation privée.

Mon parcours aussi me permet de comprendre les enjeux ou les défis qui doivent être relevés lorsqu’on est dans le secteur public. En tant qu’élu local aussi, il y a une sensibilité qu’on a des enjeux locaux, des enjeux de la population, des enjeux à la base. Ce qui donne Alhamdoulilah une perception et une vision du monde qui me semble être une vision assez… pas complète mais en tout cas, plusieurs pans de la chose sont réunis pour une analyse un peu plus approfondie.

Échecs et difficultés rencontrées

La vie de l’homme n’est faite que de succès en réalité, il n’y a pas d’échec. Parce que comme disait Mandela : « Je ne perds jamais. Soit je gagne, soit j’apprends. » ; même si j’échoue, j’apprends quelque chose.

Finalement tout mon parcours, quand je me retourne dans ma vie, je ne vois que du bon. Que ce soit la mort d’un père, que ce soit des périodes de maladie, que ce soit des périodes de difficultés financières, que ce soit des périodes d’inconfort ou de confort, de naissance d’un enfant ou autres…

Tout finalement, je perçois tout comme étant extrêmement positif. La finalité en tout cas pour moi, en tant que musulman, le succès ne se mesure pas à l’aune de l’argent que l’on a, des bâtiments que l’on a, ou du nom ou de la réputation.

C’est vraiment l’aune de : comment on comprend la vie ? Et à quel niveau ? Jusqu’où on a compris l’équation de la vie ? Parce qu’on peut être très riche, avoir de multiples entreprises, et si on ne comprend pas l’équation de la vie, eh bien… on est insatisfait ! Donc vous êtes riche mais très pauvre de l’intérieur.

Alors qu’on peut avoir peu, mais comprendre en fait : pourquoi, pourquoi, pourquoi ? Et quand on comprend, (waouh !), vous êtes riche du monde entier, vous êtes riche de votre expérience, de vos difficultés, de vos succès.

Donc, maintenant pour peut-être ramener le sujet à un niveau, pour permettre peut-être à d’autres plus jeunes que moi d’apprendre de mon parcours, je dirais que les épreuves ont été là.

Des épreuves d’un père qui meurt très vite, les épreuves d’un dénuement total où vous n’avez rien et vous devez entreprendre, vous devez faire face à des défis. Et les épreuves de quelqu’un qui doit commencer une entreprise comme « IAM » mais qui n’a que 2.000 francs cfa.

Une épreuve où vous devez porter l’héritage d’un père qui a une bonne réputation, une bonne renommée, un beau parcours. Et vous devez vivre, exister, porter cet héritage et ne pas l’effriter. Et bien d’autres épreuves de la vie.

Donc, il y’en a comme chez tous les hommes. Il y’en a eu beaucoup, et encore une fois ce n’est vraiment pas important, il ne faudrait surtout pas mettre l’accent là-dessus parce que chacun a son lot d’épreuves. Mais encore une fois le plus important est la leçon ; peut-être que moi j’apprends de tout ça et que je voudrais partager avec ceux qui me liront.

C’est comprendre que l’épreuve est cette main divine qui vient ôter de votre visage un voile pour mieux comprendre c’est quoi la vie. Pour mieux vous découvrir et mieux lui le découvrir. Et c’est en ce moment que vous avez ce que j’appelle « la sakina », cette sérénité intérieure là qui vous permet en fait de vivre pleinement les choses, de vivre pleinement l’épreuve. Et l’épreuve dans les deux sens !

Être riche, c’est une épreuve redoutable, il y a certains qui ne supportent pas ça, ils vont disjoncter, etc. Il y a certains qui vont être des « cracks », très brillants mais la pression va être tellement forte que bon,  finalement, ils peuvent complétement dévier, nous avons connu des cas ici.

L’épreuve, elle doit être vécue positivement. On ne demandera jamais à Dieu : « Donnez-moi des épreuves ! », parce que c’est Lui qui sait la nature de l’épreuve à imposer à l’homme pour lui donner la chance de réussir donc l’épreuve.

Mais l’épreuve est une très très très bonne chose. Sans épreuve, on ne peut pas se découvrir, on ne peut pas se réaliser, on ne peut pas écrire sa légende.

Comment-avec vous vécu la maladie du Coronavirus et qu’est-ce que vous en tirez ?

Je l’ai vécue comme une épreuve. À l’époque d’ailleurs, quand on me disait : « Ouais,  la maladie, pandémie, etc »,  je dis :  Moi,  j’ai réglé le problème en l’appelant « épreuve ». Quand je l’appelle « épreuve », en tant qu’homme de foi, ce que cela implique : c’est simplement avoir une dignité face à l’épreuve, une élégance comme on dit chez nous : « Fasbir sabran jamilah ». C’est-à-dire une endurance mais avec une belle endurance avec beaucoup d’élégance.

Et cette élégance-là, au moment de l’épreuve, ça veut dire quoi  ? C’est dire ce que l’on a à dire, avertir, informer, rassurer, prévenir. Et voilà, c’est l’attitude que j’ai eue, ce n’était pas aussi des moments faciles. Parce que non seulement vous êtes malade, mais ensuite il y a l’œil de l’autre, l’œil de la société, le jugement. Et, il y a aussi vous-même votre conscience et votre façon de voir la vie, qui vous impose justement cette posture-là de dignité face à l’épreuve et finalement on l’a fait.

J’ai l’habitude de dire aussi que, revenant aux épreuves et tout ça, l’homme n’a que son lot d’actions, le reste ce n’est pas sous son contrôle, c’est sous le contrôle du Tout Puissant. Mais l’être humain n’a que son lot d’actions, son intention, agir. Et puis bon, le reste après, que ce soit plus ou moins apprécié positivement etc., dans le temps.

Et c’est ce que j’ai fait, donc je me suis prononcé ! Et je pensais même personnellement que le lendemain avec vous les journalistes, on va dire : « Ah Guirassy et Corona ?! etc. » (rires).

Mais finalement, Lui le Maître, il a tout transformé en quelque chose de très positif. Et j’étais très surpris le lendemain quand on m’appelait pour me dire : « Bravo, bravo, bravo ! », je dis waouh. J’étais impressionné et puis bon, je remercie Dieu qui m’a inspiré cette action-là.

Réussites et plus beaux moments

Encore une fois, réussite, je ne pense pas. Ça, Dieu me le dira quand je serai de l’autre côté. Mais la seule chose qui me fait plaisir aujourd’hui et je remercie Dieu, j’espère qu’il le comptabilise positivement, c’est pour ça qu’il faut être très prudent : c’est cette quête de soi qu’il m’inspire. Cette volonté permanente de mieux me connaître, cette volonté permanente de Le rechercher Lui à travers toutes les actions que je pose.

En fait, je suis rarement enfermé dans mon quotidien, dans l’actualité et dans le présent. IL me donne toujours la force d’aller plus loin et de voir Sa présence dans les différentes épreuves, les différentes activités, les différentes phases de ma vie.

Et ça, s’il y a quelque chose qui me satisfait, qui m’encourage, c’est vraiment ce volet-là.

Vie familiale et sociale

(Oufff)… Je suis le plus heureux quand je suis avec mes amis de 50 ans quoi. Là, je suis moi ! Je suis toujours un peu stressé quand on me met dans des endroits « hype », et comme on dit : l’endroit des autres quoi. Et souvent on se trompe toujours sur mon sort, parce que c’est vrai quand on aligne : ancien ministre, député, président, etc. Ça fait un peu bizarre et j’ai tellement peur de leurs mots-là. Quand ils m’appellent « président », je me dis que « ay door kat lagn » quoi (ce sont des blagueurs), (rires)…

J’aime bien quand c’est simple. J’aime me retrouver avec des amis qui donnent du sens à la vie. Mes discussions préférées, c’est ça : la vie, « Adouna » etc., ça donne du sens. Et on boit le thé, on rigole, voilà j’aime ça… Et je préfère le faire à la maison, dans la rue, au restaurant, peu importe l’endroit. Mais c’est comme ça que je passe beaucoup de temps à discuter avec des amis proches.

Je passe beaucoup de temps dans la lecture, mais aussi beaucoup de temps dans la prière. Je ne le dis pas pour de l’ostentation (nguisteul), non. Je le dis pour que ça serve, peut-être à d’autres qui un jour m’écouteront ou me liront… La prière aide beaucoup, surtout durant les périodes très difficiles que nous vivons.

Des périodes d’angoisse, des périodes où les gens se cherchent, on entend beaucoup de cas, de morts etc. La prière peut beaucoup, beaucoup, beaucoup aider ! Et comme Dieu Lui-même le rappelle : avec la prière, vous éviterez en fait les méfaits, les grands péchés ou les grandes dérives.

Et nous sommes dans une période de la vie où les dérives sont terribles : dérives sexuelles, dérives au plan religieux, dérives politiques, dérives démocratiques, dérives autocratiques, etc. Il y’en a tellement qu’il faut apprendre à se recentrer et la force de la prière c’est ça.

Ça permet à l’individu de se recentrer, surtout le musulman qui a la chance de le faire très souvent, mais en tout cas au moins cinq (5) fois par jour. Où il se recentre sur lui-même, sur son seigneur, sur la vie, etc.

Et ça vraiment, c’est souvent l’arme que j’utilise, quand c’est trop compliqué dehors, quand c’est trop dur pour moi, je cours très vite me réfugier derrière le plus grand patron (Dieu).

Qualités et défauts

Les défauts, j’en ai beaucoup, beaucoup, beaucoup plus que les qualités. Les qualités, je ne sais pas, ça vraiment, les gens me disent : « Ah c’est bien, il est gentil, il est ceci, etc. ». Mais moi la qualité que je vois peut-être, c’est que je ne suis jamais satisfait de moi.

Je pense toujours que je dois tuer l’envieux qui est chez moi, je dois encore combattre l’homme qui est colérique, je dois être moins sur le jugement des autres, j’ai tellement de problèmes, etc. J’ai le sentiment que je n’ai pas encore beaucoup fait pour les hommes et je suis convaincu en même temps de plus en plus que c’est ça qui va être le plus important demain (qu’est-ce que tu as fait pour…quand tu en avais les moyens ?).

Donc, j’ai le sentiment qu’il y a des choses qui restent à faire : construire un peu plus de mosquées, aider les jeunes talibés, envoyer plus d’enfants à l’école, aider plus de jeunes à s’en sortir, etc. Je pense que c’est le prochain défi que je me lance.

Et là donc, il y a beaucoup de défauts. J’ai beaucoup pensé à moi et il faut maintenant peut-être plus penser davantage aux autres.

Buts, principes et combats dans la vie

Le principe fondamental, sans complexe, c’est qu’il faut croire en Dieu. Je le dis et c’est ce que j’aime bien chez mes parents américains : sans complexe, ils jurent sur la bible, sur leur monnaie et « on God we trust » et le sénateur, avant d’aller au bureau, on lui amène la bible, etc.

Les Américains, pour voter pour vous, ils doivent s’assurer que vous êtes croyant. L’actuel président, avant de prêter serment, il va à l’église, etc. Je pense que c’est une démocratie qui ne vivait pas avec ce complexe-là, de sortir le spirituel de sa façon de voir le monde.

Donc le principe et mon combat le plus fort aujourd’hui, c’est d’abord de me battre partout où il est question de performances, de modernité, de développement. Je dis, la spiritualité doit avoir sa place pour que l’être humain soit en équilibre. Ça c’est mon combat le plus farouche et tout au long de l’entretien, j’interprète tout à partir de là.

Et tout mon vécu aussi à l’IAM, c’est ça. Sans être dans le fanatisme etc., dans l’exclusion, mais dans la spiritualité que je ne confonds pas, encore une fois, aux questions de culte et aux questions donc de religion.

Parce qu’à chacun sa religion, à chacun sa foi, à chacun sa façon de voir Dieu. Ça c’est un autre débat, il ne s’agit pas de ça. Il s’agit juste de la question du sens : « C’est quoi l’être humain pour vous » ? Savoir le définir, donner un sens à la chose. C’est quoi aider quelqu’un ? Donner un sens… C’est quoi la santé pour vous ? C’est quoi éduquer ?

Mais quand le tout devient juste matérialiste, très politicien, très business, bah ça amène le monde là où il est en ce moment, c’est-à-dire catastrophe sur catastrophe. Et aujourd’hui, on est tous presque égarés !

Voilà un peu ma vie et ce qui me frustre et le combat que j’aimerai bien mener et je compte sur vos prières aussi.

Meilleures réalisations

-Hum…

IAM en fait partie ?

-Je peux dire que c’est peut-être l’une des plus grandes. Si Dieu agrée l’acte, c’est une très belle œuvre. Parce qu’aujourd’hui via cette action et cet engagement de 2.000 francs cfa, que plus de 300 à 400 personnes puissent y travailler et puiser ce qu’ils amènent chez eux, à leurs enfants et à leurs familles. Je dis, si Dieu me le rétribue, donc ça c’est une très belle œuvre.

Mon personnel, c’est déjà aux environs de cent (un peu moins), les enseignants environ deux cent (200). Sans compter ceux qui sont là pour la prestation, ceux qui nettoient, ceux qui passent, sans compter les familles qui s’enrichissent autour. Il y a beaucoup qui louent maintenant, qui font de la location à de jeunes étudiants. Il y a d’autres qui vendent du « made » (Saba senegalensis) à côté. Et tout ça je dis « Al-hamdu lillahi rabbil ’alamin » (merci mon Dieu).

C’est pour cela que je prie pour toute personne, un jour, qu’il devienne un entrepreneur. Parce qu’avec l’entreprenariat, on impacte sa communauté, on touche un large segment de sa communauté. Et ça c’est vraiment bien.

Si vous aviez la possibilité de changer quelque chose dans l’histoire, qu’est-ce que ce serait ?

Si j’avais la possibilité de changer quelque chose dans l’histoire ici au Sénégal, j’aurais peut-être changé la date de la fête l’indépendance, ce ne serait pas le 4 avril mais ce sera le 18 Safar. Pour une raison simple, encore une fois pas de religion, ça n’engage que moi. Je pense que les chrétiens sénégalais ou le jeune de Kédougou qui ne connaît rien aux confréries, cette date-là lui parle plus que le 4 avril.

Et nous sommes dans une ère où il y a une véritable quête de soi-même et d’identité. Et je pense que c’est une date très symbolique où un patriote, un Africain, un Sénégalais a fait face à une puissance coloniale par l’esprit et par la spiritualité.

Et aujourd’hui, le bana-bana (commerçant), le président, l’enseignant, le paysan, la vendeuse de poisson, tous sont unanimes pour dire que « mais ça c’est un digne fils de ce pays-là ». Et son retour ou son départ pour l’exil, je pense que c’est une date très importante. Et pour l’histoire, si on arrivait à fêter la République , et célébrer ce jour-là et en faire le jour de l’indépendance, ce serait symboliquement un jour très fort et une rupture extrêmement forte.

Encore une fois, je dois être compris. Compris, parce que souvent, malheureusement, on aime bien enfermer les choses dans des boîtes de : « Ah ki Mouride la… wala ah ki Tidiane la !» (Ah celui-là c’est un Mouride…ou bien ah c’est un Tidiane !).

Mais je veux élever la chose pour que l’on comprenne que : je parle d’un patriote, je parle d’une histoire, je parle d’un fait, et je parle simplement d’un Sénégalais qui a eu à accomplir donc une action majeure, majeure, majeure. Comme une équipe nationale qui jouerait donc quelque part à l’étranger et qui reviendrait donc avec une coupe. Je crois que ça doit être célébré et c’est la République qui célèbre. Je pense qu’il ne faut pas de complexe par rapport à cela.

Oui par rapport à l’histoire, ça c’est un point important que je voudrais bien corriger !

Rêves et projets

J’ai des projets aussi surtout à Kédougou. Je m’intéresse de plus en plus à l’agriculture. Je m’intéresse à : des activités bio, tout ce qui est réserve animalière, des centres de ressources humaines comme on dit en anglais. Mais vraiment quelque chose de typiquement chez nous. Voilà ce qui me fait rêver aujourd’hui et que je suis en train petit à petit donc de réaliser.

Message à la jeunesse

Le message, c’est un message d’être soi-même, de rester connecté à soi-même.

Alors je terminerai l’histoire avec une petite histoire : « Quelqu’un qui était à la recherche de lui-même, il voulait la paix de l’âme et de l’esprit. Il avait vu toutes sortes de gourous (maître spirituel), toutes sortes de marabouts, toutes sortes de psychanalystes etc., toujours ses problèmes…

On lui indiqua donc un village et un homme, dans ce village-là, qui était un grand soufi. Et quand il arriva là-bas avec son sac rempli d’or et de diamant, il voit le soufi (l’homme de Dieu) très sage et hop qui lui arracha donc son sac qui était rempli de trésors et il a pris la fuite.

Et l’homme, le poursuivant : au voleur, au voleur ! Et les gens du village ne comprenaient pas. Parce qu’il disait au voleur à quelqu’un qui était parmi les plus respectés du village. Et ce dernier donc a fait le tour du village… et fatigué, il s’est assis sous un arbre et il retrouve sous l’arbre son sac ! Il prend le sac, il lui remet et là…(Ouf de soulagement).

-Tu es content ?

-Oui je suis content, j’ai retrouvé la paix de l’âme et de l’esprit.

-Il lui dit : pourtant je n’ai rien fait, je n’ai fait que te retourner, te rendre ce qui était avec toi quand tu venais me voir ! »

Autrement-dit, l’être humain a tout ce qu’il faut. Généralement, il faut qu’il le perde pour comprendre ce qu’il avait. C’est quand tu perds la santé que tu comprends ce que tu avais, c’est quand tu perds ta terre, c’est quand tu voyages à l’étranger que tu comprends ce que c’est l’Afrique.

Donc, aux jeunes Africains, qu’ils comprennent qu’ils ont tout en eux-mêmes. Et qu’ils n’ont pas besoin d’aller chercher etc. Qu’il suffit simplement de savoir ce que l’on a et puis de se mettre au travail et d’avoir confiance en soi.

%d blogueurs aiment cette page :