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Pape Sow, candidat à la Mairie de Hann Bel-Air et membre du bureau politique du PS: « Je travaille à porter Barthélemy Dias à la tête de la ville de Dakar » Réalisé par Sergio RAMOS

Membre du Bureau politique du Parti socialiste (Ps), Pape Sow ne cache pas ses ambitions pour le changement au sein de sa commune : le responsable de section et de coordination dans la circonscription de Hann Bel-Air sonne l’heure du changement au sein de la commune dont le maire, manquant d’engagement, s’appuie sur le soutien et la complicité d’un conseil municipal obsolète. Le successeur de Malick Noël Seck à la tête de Convergence socialiste, de 2012 à 2016, qui ambitionne de présider aux destinées de sa commune avec les Hannois, apporte son soutien à Barthélémy Dias dans la conquête de la ville de Dakar, estimant qu’il est le meilleur candidat et sans aucun doute le meilleur maire pour Dakar.

Entretien.

Le Devoir : Pape Sow, pourquoi appelez-vous à un changement au sein de votre équipe municipale de Hann Bel-Air ?

Pape Sow : J’ai appelé à un changement car depuis un quart de siècle, la décentralisation qui reste une réforme révolutionnaire n’a toujours pas produit les résultats escomptés. À Hann Bel-Air, nous avons fait le même constat car nous avons un maire qui manque d’engagement et qui s’appuie sur le soutien et la complicité d’un conseil municipal obsolète. La commune de Hann Bel-Air regorge de potentialités énormes dont les populations ne profitent pas ; elle souffre de tous les maux dans tous les domaines malgré la qualité des ressources humaines. C’est pourquoi, je demeure convaincu que les populations ne sont pas bien représentées au conseil municipal et qu’il faut permettre aux Hannois de profiter du potentiel économique, socio-culturel et environnemental au lieu d’entretenir un groupe qui est en place depuis 13 ans. L’heure du changement a sonné et j’ambitionne de le réaliser avec les Hannois.

Le Devoir : Comment comptez-vous aller à ces élections au niveau local ?

Pape Sow : Pour cela, nous comptons d’abord créer le camp du changement avec la mobilisation des acteurs politiques engagés et les acteurs communautaires sans exclusion.

Ensemble nous mettrons ensuite une coalition qui regroupera ainsi les forces alternatives pour un changement durable de qualité.

Le Devoir : Avez-vous en tant que responsable socialiste l’aval et le soutien de votre parti pour présenter une éventuelle candidature ?

Pape Sow : Je rends grâce à Dieu de me permettre de pouvoir compter sur mes camarades à la base et surtout d’avoir le soutien et la sympathie de mes concitoyens hannois. C’est le plus important car il s’agit là d’élections locales dans un contexte marqué par la réforme de l’acte 3 de la décentralisation et l’élection du maire au suffrage universel direct. Bien entendu, j’ai toujours pu compter sur le soutien de mon parti.

Le Devoir : Au niveau du Ps, qu’attendez-vous des élections locales ?

Pape Sow : Ma conviction est que ces élections locales devraient consacrer l’arrivée de jeunes cadres socialistes qui ont des profils divers et tous intéressants. Ceci est d’autant plus pertinent qu’il permettrait de préparer l’avenir avec beaucoup de sérénité et la direction du Ps a l’obligation de s’investir dans ce sens.

Le Devoir : L’opposition semble revenir plus forte avec la succession des événements comme la pandémie à coronavirus, les nouvelles lois sur le code électoral et le terrorisme. N’est-ce pas là une occasion que le pouvoir lui donne pour avoir plus d’argument dans son combat ?

Pape Sow : C’est vrai que nous avons tous constaté que l’opposition prend du volume et se renforce de plus en plus du point de vue stratégique. Cela est normal et s’explique du fait que le régime aura été décevant ces temps-ci dans la gestion de la pandémie avec des incohérences et autres errements.

L’autre explication repose sur le fait que les partis traditionnels qui portent le président Sall sont en faillite car n’ont point de projet pour la postérité, jouant les comploteurs du troisième mandat. Je suis personnellement militant de la limitation des mandats à deux.

Le Devoir : Quelle appréciation faites-vous de la gestion de cette pandémie ?

Pape Sow : La gestion de la pandémie est très mitigée et semble reposer sur le dictat de l’Occident plutôt que sur les besoins réels de notre pays en termes de réorientation de notre économie et de décisions publiques qui devraient sous-tendre la mobilisation des populations.

Le Devoir : Au sein de Benno bokk yakaar, est-ce que le Ps se sent à sa place quand d’autres dénoncent un traitement de faveur de certains nouveaux arrivants comme Idrissa Seck ?

Pape Sow : Le Parti socialiste est en train de perdre son âme dès lors qu’il n’a que l’agenda du président Macky Sall pour exister. Or, la direction devrait dès à présent travailler sur une nouvelle offre politique à soumettre aux Sénégalais pour en faire une orientation stratégique afin de permettre aux militants de se mouvoir car il faut travailler sur l’avenir. Mais sans attendre, je m’engage pour ma commune et travaille à porter mon camarade Barthélemy Dias à la tête de la ville de Dakar.

Le Devoir : Ne craignez-vous pas, en tant que membre du Parti, que votre soutien à Barthélémy Dias pour la mairie de Dakar ne vous cause des ennuis ?

Pape Sow : Je ne crains rien dans l’expression de mes convictions. Je considère que Barthélémy Dias est le meilleur candidat et sans aucun doute le meilleur maire pour Dakar.

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