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Oumar Sarr, Président du Parti des Libéraux et Démocrates/And Suqqali (PLD/AS) «Il n’y a pas d’augmentation de partis mais au contraire une diminution avec les partis et les mouvements qui ont cofondé le nouveau parti» Propos recueillis par Baye Saliou THIAM

Un parti de plus ? Non, Oumar Sarr se veut clair :  sa formation des Libéraux et Démocrates/And Suqqali participe au contraire à une diminution des formations politiques avec les partis et mouvements qui ont fondé le nouveau parti.

Au demeurant, le Pld/As est une véritable démocratie, dans les débats, dans les choix des dirigeants comme des candidats, avec, le cas échéant, des primaires, Oumar Sarr et ses amis se veulent précurseurs d’une nouvelle démocratie dans les formations politiques. Sauf que son libéralisme social sonne comme du déjà entendu. C’est cependant une réflexion sur l’utilisation des idéologies d’emprunt qu’il faut achever.

Il s’est entretenu avec Baye Saliou Thiam du Devoir.

le Président, vous venez de signer définitivement le divorce d’avec votre ancienne formation, le Parti démocratique sénégalais (Pds). N’éprouvez-vous pas quelque part un intime regret d’avoir quitté un parti qui vous a tout donné et à qui vous avez tout donné ?

Bien sûr. Quand on fait plus de 25 ans dans un parti politique et qu’à cause d’ambitions irrationnelles du fils biologique du chef de parti, on soit exclu et qu’on soit obligé avec d’autres de créer un parti, on a forcément un regret. Je suis bien sûr déçu de voir ce compagnonnage se terminer ainsi mais ainsi va la vie. Quand des événements imprévus surgissement, il faut savoir faire face, s’organiser et faire face. Quand je vois les nombreuses adhésions et les engagements des Sénégalais face à une usurpation d’un autre âge, je me dis que la vie nous donne l’occasion de démontrer que nous avons raison.

Qu’est-ce que le Pld/As va apporter de nouveau dans l’arène politique sénégalaise déjà essoufflée par une floraison de formations politiques ?

Un des acteurs, l’honorable député Mamadou Bamba Ndiaye, qui a fusionné son parti avec le mouvement Suqali Soppi, pour fonder le nouveau parti, a expliqué justement qu’en termes numériques, il n’y a pas d’augmentation de partis mais au contraire une diminution avec les partis et les mouvements qui ont cofondé le nouveau parti.

Je crois qu’avec notre passé mais surtout avec la mise en place d’une vraie démocratie, dans les débats, dans les choix des dirigeants comme des candidats, avec, le cas échéant, des primaires, nous avons innové. Ensuite l’idéologie n’est rien si elle n’est pas concrète. Dans notre programme fondamental, il y a un ensemble de propositions qui peuvent permettre la transformation de notre pays et son ancrage dans l’Afrique. Dans la conférence de presse que nous organiserons bientôt, nous expliquerons en détail notre ADN.

Quel sera le type de libéralisme que votre parti compte promouvoir ?

Ce sera ce que nous appelons le libéralisme social, en opposition au libéralisme sauvage. Comme vous avez pu le contacter, des démocrates qui ont une autre vision de l’idéologie sont aussi membres. Pour la première fois, nous voyons au Sénégal un parti où coexistent des partis issus du libéralisme et du socialisme démocratique. C’est une réflexion sur l’utilisation des idéologies d’emprunt qu’il faut achever. Nous avons créé un parti vraiment nouveau qui s’appuie sur notre passé mais qui définit un nouveau chemin, et qui ambitionne d’être le premier parti du pays.

Le Pld/As est-il un parti d’opposition ou un parti appartenant à la majorité présidentielle ?

Le PLD/AS n’est pas membre de la majorité présidentielle. C’est un parti d’opposition comme les parties qui l’ont composé : le Mouvement Suqali Sopi, les partis MPS/Selal, Pasteef-Africa et d’autres partis avec lesquels nous discutons. Nous avons par-ci, par-là, des militants de la majorité présidentielle qui adhèrent à notre parti qui s’ouvre ainsi à tous les Sénégalais, quels que soient leur engagement politique antérieur, leur origine, leur religion, etc.

Vous dites dans une interview parue dans le magazine panafricain Jeune Afrique de cette semaine que le Pld/As est un parti démocratique et participatif. Quel contenu donnez-vous à l’adjectif « participatif » ?

Participatif, dans le sens où nous réfutons le radicalisme de façade. Nous avons par exemple participé au dialogue national et nous l’assumons. Sur chaque question précise, nous mettons en avant l’intérêt de notre pays et des populations, notamment des masses vulnérables.

 

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