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OTAN-Russie: La montée des tensions a poussé les présidents Biden et Poutine à se parler jeudi 10 décembre Ababacar Sadikhe DIAGNE

Un espoir pour un apaisement ?

Depuis quelque temps est très présente dans les actualités la tension entre les États membres de l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord (OTAN) et l’ancien pays des Tsars.

Récemment, la Russie a massivement déployé des troupes et du matériel militaire à sa frontière avec l’Ukraine. Certains pays occidentaux lui prêtent l’intention d’envahir militairement ce pays avec lequel elle partageait l’appartenance à l’URSS.

Avec la disparition du Pacte de Varsovie, de nouvelles perspectives de coopération positive au profit de tous les pays se dessinaient et les plus optimistes comme l’ancien président de la République du Sénégal Abdou Diouf espéraient que les ressources antérieurement consacrées à la course aux armements seraient dirigées vers le traitement des maux qui accablent l’humanité, notamment sa partie africaine.

Cette vision sage et généreuse n’a pas été partagée par ceux qui pouvaient orienter le monde vers une paix durable.

Mars semblait revenir dans leurs faveurs et affaiblir le plus possible la Russie était devenu la priorité.

À leur niveau, “Si tu veux la paix prépare la guerre” a été préféré à “Si tu veux la paix prépare la paix”.

Ainsi, la dynamique de l’expansion de leur organisation polico-militaire vers les frontières de la Russie connut une vigueur nouvelle. L’intrusion des pays de l’OTAN dans l’espace de l’ex-pacte de Varsovie et qui continue toujours risque de générer des tensions pouvant aboutir à un conflit ouvert.

En effet, la Russie a clairement signifié aux États-Unis que l’intégration de l’Ukraine à l’OTAN serait un casus belli. Dans ce cas, ceux qui auront le plus à perdre sont les Européens. Et compte tenu des nouvelles possibilités de délivrer des charges militaires avec des drones sous-marins notamment, aucun pays n’est à l’abri de frappes nucléaires.

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky rend visite à ses troupes

Après la chute du communisme, l’OTAN n’avait plus sa raison d’être.

Peut-être que toute l’attention nécessaire n’a pas été portée sur le complexe militaro-industriel qu’une disparition de l’organisation militaire n’arrangeait pas.

En quoi sommes nous concernés, me dira-t-on ?

Des soldats dont les États sont membres de l’OTAN sont basés au Sénégal.

Par ailleurs, malgré les frontières auxquelles il est donné tant d’importance, le monde est Un et Tchernobyl l’a montré : les nuages radioactifs ignorent les délimitations des territoires.

Ababacar Sadikhe DIAGNE,
Ingénieur diplômé de l’École nationale de l’Aviation civile Toulouse, France,
et du Massachusetts Institute of Technology, Cambridge, USA.

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